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Commentaire de SANDRO FERRETTI

sur Dévotion, de Patti Smith : pour le règne, la puissance et la gloire, de nous tous


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Sandro Ferretti SANDRO FERRETTI 11 décembre 2018 16:51

Bonjour,

Merci pour cet article.

Je dois admettre que j’ai une difficulté avec Patti Smith.

Pour moi, elle incarne le brio animal ( et aussi les excès) de fin 70 / début des années 80, de « because the night » ( popularisé par Springsteen dans l’album « darkness on the edge of town », car sinon, je ne suis pas sûr qu’on en ait entendu parler...) , et aussi par le guttural « revenge ».

Mais c’est bien loin tout cela.

Or assurément, Patti Smith a bien vieilli (qui eut cru qu’elle passe seulement la cinquantaine ?), elle pris de l’épaisseur, au plan corporel comme du reste, notamment sa recherche des autres formes de cultures, son coté iconique du bon gout.

Ouais.

Mais pour moi, la fulgurance de P. Smith n’est pas là, elle n’est plus là.

Je ne la lit ni ne l’écoute plus.

Désolé de le dire crûment, mais Patti Smith était pour moi destinée à mourir jeune, en accord avec son personnage. Une vie de James Dean de la pop, de Amy Whine house lui serait tellement mieux allée au teint.

Nous sommes naturellement contents pour elle et ses proches.

Mais pour moi, Patti Smith est déjà partie, car elle aurait dû partir d’elle même, ou alors aidée par un crabe-tambour, un papy à contresens sur l’autoroute, ou une nuit entière bercée de trop près par Sir Jack Daniel & Glenfidish et une overdose de vapeurs de J.B.

On vous aimait bien, madame Patti.

Portez vous bien. mais vous aviez choisi une « niche » talentueuse et radicale où d’ordinaire ceux qui y entrent s’y couchent pour mourir. Mais vous n’êtes pas morte.

Give us our money back...


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