• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


Commentaire de Serge ULESKI

sur Gilets Jaunes : quand les représentants de syndicats de police lâchent la proie pour l'ombre


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Serge ULESKI Serge ULESKI 10 janvier 00:05

@dixit la vévéritude

rajout : 

 La raison pour laquelle l’Etat couvre à chaque fois qu’il le peut, les bavures d’une police qu’il méprise, est la suivante : cette complaisance à leur égard permet à cet Etat d’éviter que cette même police comprenne qu’il est leur pire ennemi car force est de constater ceci : plus l’Etat les flatte et les couvre, entre deux suicides, plus l’Etat se protège d’une prise de conscience qui remettrait en cause la servitude du policier vis à vis de son maître qu’est cet Etat méprisant. Les victimes des bavures tout au long de l’année, aujourd’hui le passage à tabac d’un gilet jaune isolé, sans défense ni protection, c’est l’exutoire auquel les deux partis ont recours, le couple Etat-Police : l’un pour éviter de rendre des comptes à son service d’ordre ; la police, pour trouver un peu de consolation face à leur humiliation que représente leurs conditions de travail et leur rémunération, la lâcheté de leur hiérarchie aussi, dans l’exercice d’une violence dite « légale » car lorsque le faible est sans courage face au fort qui l’humilie, c’est alors qu’il prend pour cible un plus faible que lui.

Bombe lacrymogène, matraque, flashballs, grenades, Pasolini aurait écrit à propos de la relation manifestants/forces de l’ordre : « Des pauvres violentent d’autres pauvres ! »

Aussi, grande est la tentation de conseiller aux membres dits « des forces de l’ordre » : quittez ce métier indigne et qui le sera davantage encore dans les années à venir !

 

 


Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès