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Commentaire de Marcel MONIN

sur Encore plus d'Europe ? …. oui, bien sûr !


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Marcel MONIN Marcel MONIN 13 février 13:12

Première histoire.

Dans les cabarets, sous l’occupation, des chansonniers lançaient une plaisanterie. Et l’auditoire, qui prenait le propos au premier degré, restait de marbre. Puis les chansonniers ajoutaient « plaisanterie autorisée par la censure ». Alors la salle riait. Les spectateurs se mettait à comprendre. Quant aux chansonniers qui ne prononçaient pas la phrase, ce sont eux qui riaient. Ou … qui étaient consternés.

Deuxième histoire.

Lors de chacun de mes premier cours, je demandais à mes étudiants de dire pourquoi je me trouvais devant eux. Pour les uns, c’était pour que je leur enseigne la matière ; pour les autres, c’était pour je les aide à réussir. Et je leur répondais chaque fois : « mauvaise réponse ! » Et je concluais : « Je suis devant vous pour gagner ma vie. Et si je peux le faire en en faisant le moins possible, c’est ce que je vais faire ». Certains ont compris le message : il fallait compter sur soi ; et si l’enseignant était « mauvais », il fallait se débrouiller pour trouver ailleurs que dans son cours les connaissances qui feront l’objet du contrôle de fin d’année que l’individu en question organisera sur le programme. D’autres étudiants prenaient mon propos au premier degré, et ( hasard ?) n’ont pas eu leur examen dans la matière enseignée par certains collègues. J’étais consterné de voir à quel point il est difficile de faire réfléchir certaines personnes sur ce qui est leur intérêt même et sur ce qu’il faut faire dans cette logique.

Troisième histoire.

Si l’on utilise la mécanique de la loi constitutionnelle du 3 juin 1958 - on n’a pas à « réviser », puisqu’on fait autre chose- (ceux qui connaissent pas cette loi, peuvent la trouver sur internet), que j’ai utilisée dans le « préambule » on passe par dessus l’article 48 du traité de Lisbonne / 48 TUE. Et on peut sortir du piège ( v. les nombreuses analyses sur la question, celles de Ph. Seguin, E. Chouard, et d’autres… et de l’autre côté « l’aveu » de J. Attali ) dans lequel beaucoup de politiciens restent toujours enfermés (certains le voulant peut-être bien).

Si on dit que la politique est arrêté et modifiée par le parlement, et qu’ on permet aux Etats d’emprunter aux banques centrales, on fiche (sans l’annoncer, c’est le but) tout le système des traités européens en l’air.

Si l’ on permet aux Etats de ne pas appliquer une loi « européenne », on donne satisfaction aux démocrates qui sont brocardés sous l’appellation que l’on veut ignominieuse, de « souverainistes » ou de « populistes ». Et, par dessus le marché, on met par la même occasion en place une mécanique (à effet boule de neige ?) permettant aux gouvernements locaux ( si le corps électoral se secoue) de ne retenir que ce qui est favorable à l’élévation du bien être général de la population. Alors que c’est le contraire qui se passe. (Pour ceux qui ne lisent pas beaucoup, qu’ils lisent au moins le petit livre de Thomas Porcher : Traité d’économie hérétique »)

Merci en tous cas pour ces premiers commentaires. J ’attends les suivants avec la même curiosité que celle qui était la mienne lors de chaque rentrée universitaire.


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