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Commentaire de Pascal L

sur Il y a deux ans, éclatait l'affaire Amamra : récit d'une islamophobie ordinaire


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Pascal L 13 mars 11:53

@louis-ferdinand
Comme je vous le disais précédemment, la séparation entre la Mecque et Médine est purement artificielle dans le Coran. Environ un tiers du Coran provient d’un enseignement judéo-Chrétien en araméen et ces sourates dites mecquoise traduisent plus l’enseignement judéo-chrétien. Les sources du Coran se trouvent dans les dogmes de deux hérésies judéo-chrétiennes, qui ne sont donc ni juives ni chrétiennes : l’Ébionisme et le Nazaréisme (Nous disons aujourd’hui judéo-nazaréisme pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté avec le christianisme primitif). Ces Hérésies sont bien décrites dans la thèse d’Edouard Marie Gallez « Le Messie et son prophète » ainsi que dans le livre « Les disciples juifs de Jésus du 1er siècle à Mahomet » de Dominique Bernard. Toute la christologie de l’islam y est présente. La séparation avec le Judéo-Christianisme est tardif (à l’époque du calife ʿAbd Al-Malik après 694). ʿAbd Al-Malik, à la tête d’un empire, a voulu une religion qui ne soit pas importée et à arabisé la foi des arabes. C’est lui qui a fait de Muḥammad un prophète après 694. Muḥammad a été totalement oublié pendant les 50 à 60 années qui ont suivi sa mort, ce qui fait largement douter de la véracité de la tradition. Tous les Corans antérieurs aux années 710 ont été détruits et on ne retrouve que des couches qui ont été grattées sur des palimpsestes. Les évolutions entre couches inférieures (dont aucune n’est antérieure aux années 670) montrent l’apparition de nouveaux dogmes et aussi du nom de Muḥammad. Le mot même de Muḥammad interroge à plus d’un titre. Sur les manuscrits anciens, il n’y a pas de voyelles et nous trouvons donc le mot mḥmd qui n’est pas forcément un nom propre. On peut comprendre « le loué » ou « le désiré » si nous suivons la racine araméenne. Il s’agit donc, nom pas d’un prénom mais d’un titre honorifique qui peut tout aussi bien s’appliquer à Dieu ou à Jésus dont le retour imminent était attendu par les les Judéo-chrétiens. En tout cas, c’est bien « le désiré » qui peut être compris sur les inscriptions du Dôme du Rocher à Jérusalem. Ces inscriptions (uniquement celles qui sont en mosaïque à l’intérieur) datent de 691 et sont une déclaration de foi judéo-chrétienne. Définitivement, nous ne savons rien sur la vraie vie de Muḥammad. Il n’existe pas de séparation entre les sourates dites de Médine et celles dites de La Mecque, car nous ne savons pas faire une séparation dans le temps. Bien sûr, il y a des versets plus que violents, mais nous n’avons aujourd’hui aucun moyen pour les dater. L’ordonnancement par violence croissante est parfaitement fausse. En dehors du texte qui est visiblement traduit de l’araméen dans le Coran, tout a pu être écrit à n’importe quelle époque antérieure aux années 850 qui voient la finalisation du Coran. Les manuscrits et palimpsestes nous donne un état partiel autour de 710, mais nous n’en savons pas plus. L’islamologie a encore de belles années devant elle. On trouve des traces du mutazilisme et des scribes de Bagdad (àprès 750 donc) dans le Coran actuel.

Mohammed Haha n’est pas le seul a avoir été exécuté pour apostasie au Soudan à la fin du siècle dernier. Il existe des dizaines de livres de témoignages sur les persécutions des apostats.


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