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Commentaire de Hervé Hum

sur Quelle est la valeur réelle du travail ?


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Hervé Hum Hervé Hum 9 mai 09:35

Peu importe de calculer en valeur calorique ou autre, ce n’est pas ce qui compte pour exploiter son prochain à son profit et donc, rester avec le même système.

Ce qui compte, c’est de savoir si quelqu’un peut prélever un impôt particulier dessus. Car, tout profit pris sur l’activité d’autrui est par définition un impôt, mais que les maîtres du système actuel ont savamment rebaptisé bénéfice, profit ou intérêt. Bref, des mots ayant un sens fondamentalement positif et non pas négatif comme le mot « impôt » dans le cogito bien formaté par l’instruction publique, servant les intérêts des propriétaires de l’économie et d’eux seuls. Tout simplement, parce que le monde appartient aux propriétaires, les autres n’étant finalement que leurs serviteurs, zélés ou contraint.

La seule manière pour que plus personne ne puisse exploiter autrui à son profit en prélevant un impôt sur son activité, ne plus vivre dans un monde fait exclusivement pour le prédateur humain ; c’est d’abolir la propriété économique et faire retourner la propriété là où elle doit être, soit, de sa seule personne.

Sinon, réduire le travail, ici compris comme l’activité productrice, n’est pas vraiment bonne, car la société n’est pas composé seulement de travailleur physique pour laquelle il est relativement facile de calculer la dépense calorique. Mais alculer la dépense calorique du travail intellectuel me paraît plus ardu !

Perso, il vaut mieux calculer en fonction du temps de vie dédié à l’activité (puisque, fondamentalement, c’est son propre temps de vie qui constitue le principal capital), modulé selon qu’il s’agit d’activité choisie ou contrainte. Sachant que le but d’une société démocratique et équitable (c’est à dire, fondé sur l’égalité relative et non pas absolue qui est inéquitable) est de diminuer le temps contraint et soit le partager entre tous, soit donner une plus grande rémunération pour ceux qui sont prêt à ce type d’activités. Sachant que le salaire, la monnaie, est la mesure de la valeur du temps de vie dédié à autrui ou détenu sur autrui. Où, détenir la monnaie est détenir la créance ou droit et ne pas en avoir ou trop peu, est détenir la dette ou devoir.

Seule une société où l’outil de production est collectivisé (en dehors de l’artisanat lorsque la personne travaille seule) permet la répartition équitable et où celui qui permet une amélioration de la production dans le sens d’une moindre contrainte ou d’une meilleure productivité, se voit bénéficier d’un profit en rapport avec l’économie générale qu’il permet à la collectivité.

Cela dit, il y a bien d’autres conséquences logiques, comme le fait que l’épargne ne peut plus donner lieu à intérêt, mais au contraire, est une valeur fondante dans le temps et n’est pas transmissible à ses enfants. Mais de plus, cette épargne ne peut pas donner lieu à n’importe quel achat.


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