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Commentaire de Nicole Cheverney

sur La foule qui décide qui doit vivre ou mourir


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Nicole Cheverney Nicole Cheverney 11 juillet 15:44

@ Amaury

Bonjour, il s’agit bien d’une foule décérébrée par des années de déversoir télévisuel de propagande intensive. En tête de cette foule nourrie à la propagande et qui court comme un corps sans tête, l’ensemble des instances juridiques françaises et européennes et c’est bien cela qui est inquiétant !
La foule elle, ne fait que suivre ces instances relayées par les médias, sans trop réfléchir, bien sûr, puisque toute réflexion a été aspirée par les médias qui se posent en détenteurs de la vérité vraie et non contournable par ladite foule.
Ce que vous appelez la foule, en vérité la masse compacte de suiveurs, ce sont tous ces gens qui économisent la réflexion, dans l’émotionnel, dans l’immédiateté de l’image très choquante d’un tétraplégique sur son lit de souffrance, que la caméra, par tous ses artifices, a rendu palpable à beaucoup d’entre nous et fait rentrer dans toutes les maisons par la magie télévisuelle. Mais c’est une magie trompeuse pleine de duplicité, car la souffrance de V. Lambert n’intéresse certainement pas les média, mais tout ce qui a pu s’y greffer autour : le buzz, la famille déchiré et bien sûr, l’occasion de faire de cette affaire le préalable à une loi qui débouchera tôt ou tard sur l’euthanasie légalisée.

La foule suiveuse, a réagi, comme l’on pouvait s’y attendre, par l’émotion et par le sentiment. J’ai pu au long de toutes ces années où l’on parlait de l’affaire Lambert me rendre compte à quel point les jugements étaient d’emporte-pièce, sans se demander pourquoi une quelconque expertise et débats publics contradictoires sur le bien fondé de la décision finale : la mort de Vincent Lambert, n’a jamais été organisée, où tout débat était recentré sur la « nécessité » de sa mort pour des raisons de bien-être et de fin de vie dans ce que l’on appelle la dignité.
Mais jamais, jamais, nous n’avons pu entendre un avis contraire à celui ci, très officiel et qui aurait gagné à être mené par des membres du milieu médical opposés à la loi. Il ne fallait surtout pas insuffler le moindre doute dans les esprits. On appelle cela de la manipulation.
Mais cela ne nous empêchera pas de décréter que ce ne sont pas seulement que des instances juridiques françaises et européennes qui ont décidé, ce sont aussi des politiciens et politiciennes engagés, sectaires bien souvent,sortant de la neutralité, qui ne raisonnent qu’ en fonction d’une politique eugéniste dont ils se placent en thuriféraires assumés, un grand projet qui ne dira jamais son nom et qui avance de plus en plus sur ses grandes lignes prédictrices futures de notre société bien mal en point. Cette loi n’a jamais été votée pour soulager la souffrance humaine mais pour instaurer un cadre législatif pour ces projets futurs.
Que ce soit la foule que vous décrivez ou que ce soient les instances juridiques impliquées dans le débat tous ont ouvert la boite de Pandore. Nous le regretterons.


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