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Commentaire de Pierrot

sur Le français est-il un frein au développement ?


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Pierrot 1er août 18:33

@mmbbb

Les États-Unis dominent le monde parce qu’ils poursuivent une doctrine expansionniste, ce qui leur confère des moyens humains et matériels exceptionnels, notamment issus de l’étranger. D’ailleurs, une part importante de leurs pionniers sont en réalité des immigrés (dont la langue maternelle est rarement l’anglais), et bon nombre de leurs inventions proviennent de commerce ou de pillage dans des pays tiers.

Ils ne dominent pas parce qu’ils parlent anglais, mais leur langue s’impose à nous parce qu’à l’origine ils s’obstinent à vouloir dominer la planète, y compris par la force. Cette remarque concerne autant l’Empire étasunien actuel que l’ancien Empire Britannique, qui a aussi grandement contribué à l’expansion de l’anglais à travers le monde.

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La marche vers la mondialisation a commencé bien avant le déclin de notre système éducatif. À mon sens, ce déclin a même été dicté par la volonté d’aboutir à cette mondialisation, afin d’imposer à tous le même plus petit dénominateur commun. Le rejet progressif de notre culture nationale spécifique n’est-il pas le meilleur moyen de nous faire adopter une sous-culture anglo-saxonne globalisée ?

Aujourd’hui, dans le domaine artistique, littéraire, scientifique ou technique, l’accès à « la culture » semble avoir été rendu plus facile grâce à Internet. Mais en réalité, par ce moyen c’est surtout à une forme de sous-culture relativement superficielle à laquelle on accède. On trouve la quantité, mais souvent pas l’intelligibilité à laquelle on devrait s’attendre. De plus, le déclin constaté du niveau intellectuel général constitue un obstacle sérieux pour en atteindre une forme plus sérieuse et substantielle. Et à l’évidence, même les nouvelles « élites » sont touchées.

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D’après mon expérience, dans les années 60/70 l’accès aux connaissances et à la culture était matériellement plus difficile et exigeait beaucoup de temps, d’argent et de motivation, mais cela n’était certainement pas impossible, même pour des personnes n’appartenant pas à des milieux aisés. Il faut dire qu’Internet n’avait pas encore ruiné les maisons d’édition et les librairies, et que la morale et l’école n’incitaient pas encore à épargner nos efforts ni ne prônaient l’individualisme.

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PS : si mon argumentaire vous semble limité, c’est parce qu’il faudrait bien plus que ces quelques lignes de commentaire pour le développer. Je ne fais ici que résumer très succinctement mon point de vue, et c’est déjà très long.


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