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Commentaire de doctorix

sur Boris Johnson : trop tard pour faire demi-tour, l'avalanche est déclenchée


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doctorix doctorix 9 septembre 14:01

@exol

des années 1920 à la seconde guerre mondiale. Pour les Etats-Unis, le nazisme n’est pas un problème. Comme l’exprime un historien cité, le nazisme (à l’instar du fascisme mussolinien) n’est qu’une forme possible du capitalisme. De ce point de vue, les élites économiques américaines ont accueilli sans aucun trouble particulier l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Les grandes entreprises américaines ont continué à faire des affaires avec l’Allemagne nazie, que ce soit par le commerce extérieur ou par les filiales allemandes des multinationales américaines. Selon Pauwels l’effort de guerre nazi n’aurait même pas été possible sans l’apport décisif d’entreprises comme ITT ou Standard Oil. On sait par ailleurs le rôle capital que la filiale allemande d’IBM a joué dans le fichage des juifs, préalable à leur extermination. Coca Cola, Kodak, Du Pont, Esso (entre-temps devenu Exxon), Ford, Union Carbide et tout le fleuron industriel états-unien ont développé fortement leurs investissements après l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Bref, « l’élite au pouvoir aux Etats-Unis (…)appréciait le fascisme pour la (…) raison qu’il favorisait les affaires » (p. 45).

(

Jacques R. Pauwels, Le mythe de la bonne guerre. Les Etats-Unis et la Deuxième Guerre mondiale,


 )


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