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Commentaire de Hamed

sur Les avancées du Hirak algérien et l'histoire. L'adaptabilité herméneutique des présidentielles de décembre 2019 dans la solution de la crise


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Hamed 23 septembre 2019 14:41

@popov

Un non-événement, popov, pour la simple raison que le recours à la planche à billet n’a de sens que lorsque le dit Etat ne dispose pas de réserves de change. Or, l’Algérie dispose de assez de réserves de change, certes elles diminuent. Or, recourir ou arrêter relève de l’équilibre que l’on veut donner à la masse monétaire en circulation.

Si la vitesse de circulation monétaire est faible compte tenu d’une crise économique, et c’est le cas en Algérie, l’utilisation de la planche à billet pour compenser et donc augmenter la masse monétaire, n’est en fait qu’à travers la création monétaire à amener les entreprises surtout privées et les ménages algériens à financer les déficits publics, c’est-à-dire les dépenses de l’État (verser les salaires des fonctionnaires, les charges de l’État, etc.) et cela passe par l’inflation.

En payant plus cher les biens et services, les agents économiques permettent à l’État de ponctionner une partie de la masse monétaire qu’il a créée et, par ce biais, financer ses dépenses.

Quant à ce que l’Algérie annonce l’abandon de ce recours à la planche à billet, il n’est que temporaire. Mais, dès que le besoin se fera sentir, le recours s’imposera de fait, et personne ne pourra l’arrêter, sauf si le FMI, en cas de cessation des paiements, imposera un PAS (programme d’ajustement structurel) à l’Algérie) en échange de prêts avec toute une panoplie de mesures qui feront mal à l’économie (dévaluation, liquidation d’entreprises déficitaires, privatisation, etc..). Et donc forte hausse du chômage, ce qui impliquerait l’ouverture de l’économie, etc..

Et ce processus n’est pas propre à l’Algérie, il est utilisé par tous les pays du monde qui sont confrontés à des difficultés financières.

Une exception cependant, les pays émetteurs de monnaies internationales, ils le font à l’échelle mondiale. Comme si le monde est un seul ÉTAT, et l’Occident ponctionne l’ensemble des pays du reste du monde.Non par l’inflation, mais par la déflation.

J’espère vous avoir répondu.



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