@JPCiron
Il ne faut pas confondre échanges, manipulation et jeux
psychologiques qui sont formés par un ensemble de transactions qui se terminent
par un malaise, et sont destructeurs. Sans forcément le savoir, les initiateurs
de jeux utilisent un message ouvert qui forme l’appât et un message caché, non-dit,
qui est le message principal. Dans la mise en forme de l’analyse transactionnelle,
Eric Berne a intitulé de nombreuses séquences de ce type. Un exemple est le «
Oui, mais… ». Une personne A a un problème et s’en plaint auprès d’une autre,
B. Ce dernier donne des conseils à A afin de l’aider à résoudre son problème.
Cependant, A trouve une raison ou un prétexte pour éluder chaque conseil donné,
commençant chaque réponse à B par un « Oui, mais… ». Ceci lui permet de
persévérer dans la plainte et d’éviter toute possibilité de résolution ou de
changement positif d’état qui aurait lieu grâce à B. Dans une telle
interaction, les transactions de surface semblent dire au premier abord « je
cherche de l’aide », mais celles qui viennent par la suite de manière
sous-entendue disent en même temps : « personne ne peut m’aider ».
Les autres jeux décrits et analysés sont éclairants sur les
raisons de nombreux « malentendus » et conflits. Et dans « des
jeux et des hommes », Berne donne quelques pistes pour sortir de ce type
relations mortifères.