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Commentaire de GAPA2019

sur Le ras le bol des scientifiques : ils dénoncent le mensonge de l'urgence climatique


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GAPA2019 7 octobre 03:13

Après recherches internet, quelques précisions sur les CV des têtes d’affiche de l’ECD, composés « de scientifiques et de professionnels » :

PROFESSEUR GUUS BERKHOUT - Pays Bas
présenté comme géophysicien émérite, en réalité un simple professeur et ingénieur ayant travaillé pour l’industrie pétrolière et gazière.

PROFESSEUR REYNALD DU BERGER - Canada
Géologue retraité, ayant travaillé pour l’industrie gazière.

TERRY DUNLEAVY - Nouvelle Zélande
Membre du parti conservateur Néo-Zélandais, en charge des questions environnementales. Ancien journaliste, il a aussi été imprimeur et viticulteur !

VIV FORBES - Australie
Géologue, ayant travaillé avec l’institut australien des mines et de la métallurgie.

PROFESSEUR JEFFREY FOSS - Canada
Professeur de philosophie et sciences naturelles dans une Université de province, en Colombie Britannique. La principale activité industrielle de cette province est l’exploitation des Gaz, pétroles et charbons de schiste.

MORTEN JØDAL - Norvège
Biologiste.

ROB LEMEIRE - Belgique
Ingénieur en génie civil.

PROFESSEUR RICHARD LINDZEN - USA
Physicien - Harvard & MIT - Atmosphère et météorologie. (le seul avec un cv un peu crédible, à mon avis).

PROFESSEUR INGEMAR NORDIN - Suède
Professeur de Philosophie - Département « culture et communication ».

JIM O’BRIEN - Irlande
Ingénieur, consultant et Lobbyiste à Bruxelles.
A travaillé 39 ans pour l’industrie des matériaux de construction.



PROFESSEUR ALBERTO PRESTININZI - Italie
Professeur en sciences de la Terre et Géologie.

PROFESSEUR BENOÎT RITTAUD - France
Mathématicien. Enseignant chercheur en Mathématiques.

PROFESSEUR FRITZ VAHRENHOLT - Allemagne
Politicien (SPD). Professeur de Chimie. Spécialiste de questions environnementales.

Le Vicomte MONCKTON OF BRENCHLEY - Royaume Uni
Journaliste et orateur parlementaire, conservateur.

Donc, sur les 14 « Ambassadeurs », 4 sont Géophysiciens et/ou Géologues,

2 sont des politiciens, 2 ingénieurs, 2 profs de philo (!), 1 prof de chimie,

1 physicien, 1 mathématicien, 1 seul biologiste.

A part l’américain LINDZEN, aucun spécialiste de l’atmosphère et pas un seul climatologue ! Et 3 ou 4 d’entre eux sont des Lobbyistes patentés.

Quant aux 56 scientifiques Français signataires de l’appel :

ingénierie 10
chimie 6
géophysique 5
nucléaire 5

géographie/Géologie 4
mathématiques 4
Professeur d’Université 3
médecine 3
agronomie 3
économie 3
environnement 1
climatologie 1
météorologie 1
astronomie 1
biologie 1
consultant 1
transport 1
architecture 1
management 1
psychanalyste 1

Plus de la moitié des signataires (30) sont des géophysiciens/géologues, chimistes et ingénieurs directement liés aux industries pétrolières et gazières, ainsi que nucléaires et minières.

Il faut savoir que sur chaque forage pétrolier, il y toujours un géologue ou un géophysicien (payé par les compagnies pétrolières) pour analyser les carottages et le sous-sol afin de comprendre et optimiser l’exploitation du gisement.
Les autres signataires, c’est essentiellement l’industrie des transports, de la construction ou de l’agriculture.

Un seul climatologue, un seul biologiste, un seul météorologiste. Aucun glaciologue, ni océanologue.

Depuis quand de simples ingénieurs sont des scientifiques ? (Pour moi, ce sont juste des super techniciens. D’ailleurs, il n’y a pas de prix nobel pour les ingénieurs).

La présence de mathématiciens s’explique par le recours à leur compétence pour créer des modèles informatiques d’atmosphère.

Bref, gros conflits d’intérêts chez tous ces gens là.

Pour rappel, Claude Alègre, ancien ministre de la recherche et climatosceptique affiché, était lui aussi géophysicien. Il est un peu grillé aujourd’hui.

Je ne nie pas qu’il puisse y avoir des cycles solaires longs qui influencent le climat, mais on a quand balancé des milliers de gigatonnes de gaz de combustion dans l’atmosphère en moins de 150 ans, ça a forcément eu un impact, par simple effet de serre, sur la température globale. L’acidification des océans en est le marqueur principal.


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