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Commentaire de Cadoudal

sur Le tueur musulman de la préfecture a entendu des voix


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Cadoudal Cadoudal 10 octobre 00:26

@OMAR
Oh, putain, une nouvelle attaque du FLN...lol....

Je vais te signaler à l’ADEPAF, désuet colon...

Pour un sourd de naissance ayant appris à parler (dit « oraliste ») ou un devenu-sourd qui utilise la langue orale, on a tendance à directement les considérer comme malentendant. De la même manière, si un sourd sait et veut parler oralement, cela ne signifie pas qu’il ne connait pas la langue des signes. Certains sourds savent à la fois parler et signer : c’est le bilinguisme. D’autres sourds (généralement de naissance) ont appris à parler dans leur enfance mais ne souhaitent pas utiliser leur voix, pour de multiples raisons (respect de leur identité sourde, accent sourd trop prononcé etc.).

Le terme « sourd-muet » est quant à lui désuet. Il continue toutefois à être utilisé dans les médias et dans les actes officiels, preuve du manque d’information vis-à-vis de ce handicap. L’APEDAF (Association des parents d’enfants déficients auditif francophone) milite contre l’utilisation de ce terme27. Ils donnent ainsi 5 raisons de ne plus dire « sourd-muet » :

  1. La surdité et le mutisme sont deux handicaps différents. Le mutisme est l’absence de cordes vocales ou l’incapacité de la personne à les utiliser. Ce n’est, à part de très rares exceptions, pas le cas des sourds. Dans tous les cas, le mutisme ne s’applique pas au sourd qui a sa propre langue : la langue des signes.
  2. Les techniques d’orthophonie et de prothèses auditives ont évolué, permettant une meilleure acquisition du langage.
  3. Chaque surdité est propre à la personne : enfermer des personnes en les qualifiant de « sourd-muet » ne prend pas en compte leurs différences : sourd signant, sourd oraliste, bilingue, malentendant...
  4. Ce terme renforce des préjugés. Anciennement, être « sourd-muet » était synonyme d’un manque d’intelligence, d’une personne ne pouvant communiquer avec le monde oral. La manière de s’exprimer et le langage utilisé n’a pas d’impact sur les capacités intellectuelles.
  5. Ce terme entrave la communication. Il existe de nombreux moyens de communiquer avec une personne sourde : par écrit si elle le maîtrise, verbalement si elle lit sur les lèvres, le mime, le dessin...

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