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Commentaire de McGurk

sur Banlieues : Messieurs les humanistes, vous n'avez pas voulu employer le « martinet », maintenant il va vous falloir utiliser d'autres moyens


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McGurk McGurk 6 novembre 19:01

La reconquête des territoires perdus de la République, faut quand même pas rêver, car sans casse ce n’est tout simplement pas possible !

Cette expression est d’un cynisme absolu.

Effectivement, elle a été récupérée par tous les partis politiques comme thème de campagne. Par contre, avant, tout le monde s’en moquait. Etrange, non ?

D’autre part, j’y vois deux facteurs majeurs. Non pas « le manque d’autorité » que vous décrivez mais surtout l’application de plusieurs décennies de politiques débiles.

L’intégration à la française, consistant à mettre les pauvres/pauvres immigrés dans les mêmes lieux, concentrer la misère pour mieux la cacher, ne proposer aucune réelle solution d’avenir à part des petits boulots à la con.

Ajoutons également que la construction de cités, au lieu d’éparpiller les gens de manière homogène a contribué à créer des pôles « réfractaires » où les dealers font du business au bas des escaliers et tirent à la kalachnikov.

Le dernier point important est la captation des richesses, issues des impôts, par la classe politique/économique qui s’en sont servis à leur profit (financement de partis, grand train de vie, ristournes aux grosses sociétés, etc.) au lieu de bénéficier au social, à l’armée, police et pompiers.

Le « on va tout casser parce qu’il le faut » montre à quel point on est à côté de la plaque. Tant qu’on se fera dépouiller par les entreprises, on ne pourra pas rétablir un équilibre social, construire des structures habitables, saines et contrôlables pour ces populations.

En fait, au-delà de l’argent, les deux fléaux à combattre au-delà du stéréotype inspiré par ce titre absurde sont l’éducation et la pauvreté. Et en troisième place, logiquement, l’intégration par le travail.

Même si les Français sont assez réfractaires aux changements, ils aspirent à un « vrai chef » !

C’est bien là l’erreur monumentale que font tous les pays, ils attendent « un chef », comme si ils ne pouvaient pas se gouverner eux-mêmes.

Une personnalité de ce calibre doit exister quoi...une fois tous les cinquante/cent ans grand maximum. Et ensuite, c’est le retour au déclin car tout le monde veut imiter « le chef », comme toute cette foule d’imbéciles qui adulent « De Gaulle ».

L’erreur, c’est le culte de l’ « homme fort », celui qui « redressera le pays ». Une sorte de Zorro fait chef d’Etat. Un pilier sur lequel s’appuyer, dans l’illusion que tout sera mieux ensuite.

Pourquoi ne pouvons-nous pas choisir les bonnes personnes pour gouverner et congédier cette masse imbécile et inapte d’ hommes politiques véreux ? Pourquoi ne peux-t-on pas choisir qui placer au gouvernement ?

Ou plus simplement : pourquoi les Français ont-ils choisi de renoncer à choisir leur avenir ? Pourquoi se cacher la tête dans le sable, se terrer dans sa petite bulle jusqu’à ce qu’elle explose ? N’est-on plus capable de réfléchir et de décider ?


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