Même si le « Levant » est aujourd’hui plus souvent
désigné sous le nom de « Proche-Orient » ou même de « Moyen-Orient », par
alignement sur l’anglais Middle East, ce n’est pas une raison pour le rebaptiser « Orient », ce qui
est générateur de confusion avec l’ensemble de l’Asie pour un européen.
La notion de « Levant » correspond au Machrek (المشرِق en
arabe signife « est » ou «
soleil levant ») qui désigne une région qui comprend aussi l’Irak. Un autre
terme arabe utilisé est « Cham » (الشام), qui comprend dans sa version large
Syrie, Liban, Jordanie, Palestine et une partie du Sud de la Turquien. Mais
là, on rentre dans des domaines sulfureux, avec des notions manipulées par des
forces occidentales pour créer le monstre DAESH supposé réinstaurer un califat
mythique, ce que l’auteur a sans doute voulu éviter.
Sous l’ancien régime en France, le Levant désignait les pays
bordant la côte orientale de la mer Méditerranée : le Liban et la Syrie (les
États du Levant au sens français), mais aussi ce qui est actuellement Israël, la
Palestine, la Jordanie, l’Anatolie, la Mésopotamie et l’Égypte. La liste
des provinces composant le Levant faisait l’objet de l’article 17 du titre II
de l’ordonnance du 3 mars 1781 sur les Consulats, le commerce et la navigation
dans " Échelles du Levant
et de Barbarie
« .
Dans ce contexte, le terme »orient« n’a de sens que pour certains chrétiens évoquant ’les églises d’orient » (Coptes, Maronites etc.).