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Commentaire de Jean Dugenêt

sur Faut-il sauver le soldat Mélenchon ?


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Jean Dugenêt Jean Dugenêt 9 novembre 10:43

@F Barzine
Bonjour,
Je suis en profond désaccord avec tous vos discours. L’essentiel de ma contestation porte d’ailleurs sur la prémisse qui n’est pas dite.
Au risque de passer pour un archéomarxiste je rappelle que le moteur de l’histoire c’est la lutte de classe et non le bulletin de vote.
D’ailleurs il y a une possibilité que Macron soit chassé dans les jours qui vont suivre le 5 décembre sans qu’il y ait le moindre vote. C’est bien évidemment ce que je souhaite et je n’ai pas de calcul de probabilité à proposer.
Néanmoins, en tant que marxiste, je ne suis ni pour le crétinisme électoral ni pour le crétinisme anti-électoral des gauchistes. Mais l’intérêt que j’accorde aux élections est limité.
Quand je m’y intéresse, la question prépondérante pour moi est celle de la dynamique de l’unité et tout particulièrement de l’unité ouvrière. Je viens d’expliquer, en partant de ce point de vue, pourquoi le score de JLM a été divisé par 3 entre les deux élections.
Remarquons d’ailleurs qu’il arrive à JLM de partager mon point de vue dans certaines circonstances et de l’abandonner dans d’autres.
Dans une vidéo de Youtube intitulée « Bilan raisonné de 1981 et de la présidence de François Mitterrand par Jean-Luc Mélenchon », il exprime plusieurs fois l’importance de cette dynamique. J’ai entièrement transcrit cette conférence dans mon livre « De François Mitterrand à Jean-Luc Mélenchon ». Il dit par exemple (p 52 pour ceux qui ont le livre !!!)
« lui (Mitterrand) et sa toute petite organisation (le PS de l’époque) sait que tous les autres ne peuvent faire qu’une chose : ou bien monter dans le train de l’union ou périr. Car, l’aspiration populaire à l’unité est tellement puissante en toutes circonstances qu’elle déchiquette ceux qui se mettent en travers de son chemin... »

C’est par application de ce principe que je propose le Front Unique Ouvrier pour les élections. Dans mon livre « Macron démission Révolution » à paraître prochainement, j’explique :

"Au cas, que nous ne souhaitons pas, où il faudrait attendre les élections présidentielles de 2022 pour que la situation change, ce qui nous inquiète le plus c’est qu’il n’est nulle part question d’un candidat unique pour les trois grands partis du mouvement ouvrier : PS, PCF, FI. Comment se fait-il qu’aucun groupe, aucun militant n’exprime dès maintenant, comme une exigence du mouvement ouvrier, cette stratégie ? Comment faire pour imposer cela aux directions du mouvement ouvrier ? Comment se fait-il, notamment, que les militants de la FI ne se prononcent pas dans ce sens alors que leurs dirigeants jouent une ouverture vers les forces réactionnaires invitées à participer à leur université d’été ? C’est tout le contraire qu’il faut faire pour gagner : il faut unir les rangs du mouvement ouvrier contre les réactionnaires.

Nous demandons à tous les militants du PCF, du PS et de la FI d’exiger de leurs dirigeants qu’ils présentent un seul candidat dès le premier tour de l’élection présidentielle pour ces trois partis. Peu importe qui il sera. Peu importe de quel parti il sera. Ces questions-là sont très secondaires. Il ne faut pas répéter l’abomination de 2017. La priorité absolue est qu’il n’y ait qu’un seul candidat. S’il le faut qu’ils organisent des primaires pour les partis du mouvement ouvrier. L’exigence absolue de tous les militants est d’avoir un seul candidat face aux candidats des capitalistes.

Pour notre part, nous nous soucions très peu de savoir qui sera ce candidat puisqu’aucune de ces trois organisations ne se prononce en faveur du Frexit. Nous savons donc qu’à peine élu ce candidat essaiera d’appliquer les directives anti-ouvrières de l’UE et nous pourrons préparer dès le soir des élections nos banderoles : «  A bas le traitre », « Le pouvoir aux travailleurs ». En aucun cas nous n’accepterons qu’il fasse la politique d’un Tsipras.

A l’étape de l’élection présidentielle, il s’agira uniquement de battre les candidats des capitalistes. A l’étape suivante, il faudra lutter contre les traitres pour imposer le Frexit. Alors les masses populaires pourront se tourner vers les frexiteurs qui leur ont toujours dit la vérité ouvrant ainsi la perspective d’un véritable gouvernement des travailleurs."


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