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Commentaire de Michel DROUET

sur « Richesse et compétitivité » versus « Pauvreté et restriction »


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Michel DROUET Michel DROUET 30 novembre 10:45

@Eric F
Bonjour Eric F
Cette réduction pérenne de cotisations sociales (et non pas de charges) qui remplace le CICE, n’est ni la première ni la dernière sans doute. Le premier effet est de diminuer les recettes des caisses de l’assurance maladie et de l’assurance vieillesse, d’où la quasi-obligation de recourir à une « réforme des retraites » qui reverra à la baisse toutes les pensions. Et quand cela ne va pas assez vite, le gouvernement créé des HS et de Primes de fin d’année « désocialisée et défiscalisées » (la défiscalisation augmente le déficit de l’Etat ou sert de prétexte à la suppression de services publics).
Maintenant, la "pression qui reste plus forte que dans les pays voisins (ce qui n’est plus tout à fait vrai en ce qui concerne l’Allemagne où le coût du travail est proche du notre) est un leurre, car on accrédite la thèse selon laquelle toutes les entreprises françaises sont en concurrence avec les pays voisins, ce qui est totalement faux car les entreprises qui exportent ne sont pas les plus nombreuses.
La solution avancée par certains aurait consisté à n’attribuer le CICE (et donc les baisses de cotisations pérennes) qu’aux entreprises qui exportent, mais là également il y a un biais, car les entreprises qui exportent le plus ont créé des emplois à l’étranger tout en en détruisant en France et tout cela en profitant du CICE.
Donc, la baisse de charges uniforme entre l’entreprise de plomberie qui ne travaille qu’en France et les entreprises du CAC 40 qui ont des succursales à l’étranger est une grosse arnaque et surtout un cadeau énorme fait à ces dernières et à leurs actionnaires.
L’entreprise de plomberie n’est en concurrence qu’avec les autres entreprises de son environnement géographique et la baisse des charges sur ces entreprises ne produit rien d’autres, (hormis une éventuelle baisse du prix payé par les clients), qu’une augmentation de la marge et donc des bénéfices ainsi qu’un accroissement du déficit des régimes sociaux.
Je vous rejoins en ce qui concerne les travailleurs détachés qui eux constituent une véritable concurrence pour ces entreprises.
Je regarde actuellement avec intérêt le blocage des dépôts de carburants par les entreprises de travaux publics qui se plaignent de ne plus bénéficier du gazole détaxé.
En bonne logique libérale, ils devraient répercuter cette hausse sur leurs clients, mais ils ne souhaitent pas le faire apparemment. Peut-être se rendent-ils compte que les recettes de leurs clients (les collectivités locales par exemple) baissent et qu’ils devront renoncer à faire des travaux, ou bien que l’immobilier n’est pas en bonne santé actuellement, compte tenu des prix qui bloquent les investissements (malgré les taux bas), ce qui diminue le volume des programmes.


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