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Commentaire de Eric F

sur « Richesse et compétitivité » versus « Pauvreté et restriction »


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Eric F Eric F 30 novembre 11:08

@Michel DROUET
Le problème de cout comparatif du travail dépend du secteur, c’est moins critique dans le luxe ou les produits sophistiqués que dans les produits courants, or l’industrie française par exemple automobile était plutôt sur les produits courants. Il ne s’agit pas seulement de la question d’exporter mais aussi d’importer ce qui coute moins cher que ce qui est fabriqué localement, or le fait est indéniable que nos usines perdent des parts du marché intérieur (le groupe Renault fabrique à l’étranger plus de la moitié de ce qu’il vend en France).
Vous évoquez les artisans ou TPE locaux, mais leur marge est faible, et ils sont en concurrence avec des groupes qui recourent aux travailleurs détachés, si bien que nombre de secteurs comme le bâtiment utilisent le travail clandestin sous la pression.
On en arrive, à cause du cout du travail à envoyer en Chine des troncs d’arbres qui sont débités en planches en Chine pour être réexportées vers des entreprises françaises d’ameublement ! Bien sur le cout des transports intercontinentaux relève du dumping sauvage. Et si on fait tout en France, c’est trop cher et personne n’achète. Je connais le problème ayant fait toute ma carrière dans le secteur concurrentiel, les théoriciens du public n’en n’ont pas l’idée.

Là où je vous rejoints c’est sur le caractère pernicieux de la défiscalisation des heures sup et des primes, ce sont des « effets d’aubaine » (les heures sup sont déjà bonifiées) au détriment des régimes sociaux.
Je ne vois donc, encore une fois, d’autre piste que l’élargissement des cotisations sociales sur des bases autres que la seule masse salariale, qu’il ne faut surtout pas enchérir.

Vous montrez, avec l’exemple du BTP les implication d’augmenter les prélèvements sur les entreprises dans le cadre d’une baisse des investissements ou du pouvoir d’achat ; Ceci dit, l’immobilier n’est pas tellement à plaindre, en périphérie des grandes métropoles les lotissements, programmes de petits immeubles et immeubles de bureau poussent comme des champignons, où les prix de terrain sont moindres qu’en centre métropole (du reste l’inflation de Paris ou bordeaux n’est pas générale, il y a d’énormes distorsions)


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