Vous ne comprenez pas le principe des vases communicants en économie. Si vous augmentez les investissements permettant aux pays en voie de développement de retenir leurs candidats à l’émigration, vous réduisez le coût social et financier de leur intégration dans le pays de destination.
Si vous aidez au développement d’un pays sous-développé, vous créez simultanément de la richesse dont profitent vos exportations, et vous réduisez votre déficit en commerce extérieur.
Le problème du détournement des aides par des dictateurs locaux est la simple résultante de la consanguinité corruptante des multinationales qui « investissent ». La corruption existe parce qu’elle permet à Total et consort de capter les bénéfices de l’exploitation des ressources locales. Et l’argent que Total met sous la table, c’est l’argent qu’ils ont généré grâce aux scandaleux bénéfices réalisés sur votre dos grâce à la hausse du pétrole.
Donc, on peut développer les pays tiers dans notre propre intérêt, mais ce développement doit nécessairement être accompagné par un contrôle aigu des pratiques de corruption de nos entreprises (au lieu de les favoriser au plus haut niveau de l’état). Comme dit l’OCDE, moins de corruption = + de démocratie et de développement économique dans les pays en voie de développement = moins d’immigration.
Avoir une vision à long terme de notre intérêt, c’est comprendre qu’investir dans les pays en voie de développement nous coûtera moins cher, socialement et financièrement, que de nous regarder le nombril et de hurler au loup quand les banlieues brûlent. Faut voir plus loin que le bout de son nez, et connaitre comment l’économie mondiale fonctionne.