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Commentaire de assouline

sur France : Silence ! On tue ! Et désolé, c'était une erreur !


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assouline assouline 11 janvier 18:46

Nous ne mettons pas là, le discrédit sur le fond de la police,

Et ça pourrait bien être là la principale erreur à ne pas commettre s’agissant de comprendre les exactions policières.

Ne pas « mettre le discrédit sur le fond de la police », c’est s’interdire le procès d’intention et le procès en malveillance qui peut-être fait aux policiers.

Une attitude courante, y compris chez les médias pointés du doigt dans l’article, qui consiste à reporter systématiquement l’initiative et la responsabilité des actes des policiers sur des facteurs extérieurs. On en revient à la question de l’ « enchaînement » et du « concours de circonstances » développée plus haut. Une fois encore, les policiers n’auraient rien affaire là-dedans...

Dans les cas d’agression caractérisée par des personnes civiles, on hésite généralement pas le cas échéant à parler de crime raciste, d’actes antisémite. « On a voulu casser du noir », « on a voulu casser du juif », «  »on a voulu casser du pédé« voire »on a voulu casser du flic« ...

Dans ces cas là, on ne s’embarasse pas d’une recherche des raions et des facteurs extérieurs qui ont pu entraîner, etc, etc... Le procès en malveillance est celui qui s’impose d’emblée... souvent à raison.

A l’inverse, les policiers, quant à eux, semblent bénéficier d’une présomption de bienveillance qui suffirait à évacuer d’emblée l’hypothèse de l’acte intentionnel et malveillant. Un postulat en point de départ qui invite péremptoirement l’observateur à rechercher la cause des actes policiers dans les facteurs extérieurs, les enchaînements, les concours malheureux de circonstances... Pas question alors de » on a voulu casser du citoyen« , » on a voulu casser du délinquent« , »on a voulu casser du jeune", quand ce n’est pas pire c’est à dire plus inavouable...

Ceci tiendrait au fait, nous explique-t-on du côté de Delage, Beschizza, Comte et compagnie, que les policiers seraient contraints par un Code de déontologie, sorte d’annexe du Code de procédure pénale, à un comportement exemplaire qui leur interdirait toute violence inutile et superflue.

Ainsi donc, dans la même logique, les automobilistes de France seraient incapables d’infractions routières puisque conduisant sous la contrainte du respect du Code de la route.

La bienveillance est la compétence première du policer.

Partant de là, tout ce qui doit être fait reste possible et le sera correctement.

La présomption de bienveillance portée à l’égard du policier est l’entrave première à la compréhension des faits et un blanc-seing pour leur commission et leur répétition...


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