« ...je ne vois toujours pas dans mon commentaire où je parle de mes aspirations. »
Elles affleurent, comme de méchants récifs.
« Je n’ai en effet que répondu à vos fantasmes sur l’Européen qui vous rendent aveugle à ses défauts.... »
Vous vous trompez magistralement. Ses défauts, je les vois tous, bien en face, et je les absous des deux mains.
« ...et aux qualités de ce qui n’est pas Européen. »
Je vous dirai que je suis un grand amateur d’opéra, d’huiles sur soie, de porcelaines et de jades chinois, ce qui vous fait mesurer l’énormité de votre affirmation.
« Alors si pour tenter vainement de disqualifier mon discours... »
Votre discours, avec ce qu’il comporte d’ethnomasochisme culpabilisé, fait cela très bien tout seul.
« Tout ce que vous nous apprenez par ce nouveau commentaire, c’est qu’entre l’action destructrice et la passivité, vous avez choisi depuis longtemps et ce n’est d’ailleurs pas rassurant. Je ne peux que comprendre par là que pour vous, les génocides, l’esclavage, les pillages et la colonisation qui parsèment le chemin de l’Européen étaient tout à fait justifiés. »
Ca, j’en sais rien. Pour comprendre, il faudrait être dans le contexte du temps, sans connaître la suite de l’histoire. Nos ancêtres avaient leurs raisons que notre raison ne peut pas connaître... C’est pour cela que je ne les condamne pas sur la base des valeurs, et des « valeurs », d’aujourd’hui.
C’est un jeu ridicule que ces procès rétroactifs. Ils conduiraient, très logiquement à détruire toute trace de Clémenceau, eu égard à la « responsabilité » qu’il porte dans la création d’Auschwitz... Et à encenser De Gaulle, parce que c’est grâce à lui que la France ne compte pas 30 % de musulmans.
En outre, je considère que le passé est un tout, fait d’ombres et de lumières, qui ne sont pas dissociables. Ou on accepte le lot, ou on le rejette, moi, je l’accepte. Sans états d’âme.