« …Quand
je vois que certains aujourd’hui osent se prendre pour des
« résistants » parce qu’ils refusent de porter un masque obligatoire douillets
et capricieux comme ils sont, sans se rendre compte qu’ils contribuent
(involontairement) à la circulation du coronavirus (déjà plus de 700 000
décès et la courbe n’est hélas pas encore à son sommet), je me demande ce que
serait l’occupation nazie aujourd’hui. Ce sont peut-être les mêmes qui refusent
de mettre des préservatifs pour un premier rapport, même s’ils ont le
sida ? ou qui refusent de mettre la ceinture de sécurité, même celle de
leurs enfants, pour leurs trajets de vacances ? Résistance, mot galvaudé
par des honteux sans amour et sans humanisme. Retournons aux sources ! … »
Je
croyais que votre article avait pour objet un hommage à deux résistants dont l’évocation suscite chez nous un légitime
sentiment de fierté et nous rappelle que
l’honneur et l’engagement passe quelquefois par la désobéissance quand la classe
dirigeante brade les intérêts du pays. Dommage d’éprouver le besoin de faire
cette amalgame de commère.
Par
contre, retourner aux sources et évoquer le Conseil National de la Résistance me va tout à fait.
Un documentaire
très instructif est disponible en podcast sur Arte centré sur la constitution
progressive du CNR avec les rôles de Jean Moulin, Passy et Brossolette.La gauche
et la droite n’ayant pas cédé à la résignation et au déshonneur mêlées afin de
combattre l’occupant et son régime. Chacune des composantes a ses raisons
propres, poursuit ses propres intérêts et
pourtant ils se rassemblent sur les priorités immédiates et un plan d’action
qui les fédère. C’est vital pour le général De Gaulle afin d’être reconnu comme
le chef de la France libre contre la
sujétion recherchée par les américains par le biais du général Giraud. On
connaît la suite à la libération et après. Les identités et les intérêts n’ont pas
été dissous. N’empêche, le programme du CNR a donné lieu à des transformations
économiques et sociales radicales qui ont structuré en profondeur le pays, les
mentalités, son redressement et au-delà. Dommage qu’il ait fallu un
effondrement et l’occupation du pays pour créer ce sursaut et savoir qui était
qui.
Il
n’est pas difficile de voir que des forces
travaillent à dissoudre les repères démocratiques et sociaux, leurs ancrages institutionnels
qui solidarisent encore nos sociétés avec beaucoup de persévérance et de
moyens. Tout en disant le contraire.
Peut-être
que instruits par l’expérience , confortés par le niveau socioculturel de notre
pays, le niveau de formation personnelle et professionnelle de ses habitants,
la vigueur de ses réseaux associatifs et culturels, nous pourrions nous
rassembler afin de développer une société plus démocratique à même de réguler ses
besoins, ses attentes et ses conflits, qui se reconnaisse dans ses institutions et leurs fonctionnements et qui se donne les moyens du pilotage et de la
maîtrise de son économie.Cela fait du bien de le dire.Merci de m’en avoir donné l’occasion.