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Commentaire de Étirév

sur La Chine et le XinJiang vus autrement


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Étirév 1er octobre 11:52

Un peu d’histoire méconnue sur la Chine et le japon.
Trois doctrines morales, règnent en Chine :
Celle de Confucius, adoptée par les gens instruits, les masses intellectuelles.
Celle de Lao-Tseu, suivie par la bourgeoisie moins instruite, mais plus attachée aux traditions. Elle représente l’idéalisme, le spiritualisme philosophique.
Et celle, de Fo, forme du Bouddhisme qui est suivie par les multitudes ignorantes. C’est un culte grossier comparable au Catholicisme.
Une science très ancienne a précédé en Chine ces 3 doctrines.
Confucius, que l’on croit, à tort, un auteur, ne fit que mettre dans un ordre nouveau les anciens documents de l’histoire primitive de la Chine, qui remontaient à plus de quinze siècles avant lui, et il vivait au VIème siècle avant notre ère ; la preuve, c’est qu’on parle du mari et de la femme et que le mariage n’existait nulle part dans les temps primitifs.
Dans la rédaction masculine de Confucius, on sent régner la préoccupation d’effacer le plus possible le rôle de la femme, surtout celui de la mère.
Adoptant les idées d’Hermès, il trouvait aussi que « la femme est devant l’homme comme le cheval est devant la voiture », c’est-à-dire pour le servir.
Rappelons que le mot « Hermès » (prêtre) désigne le terme générique de la fonction nouvelle que l’homme prendra lorsqu’il renversera la religion primitive en Egypte.
Partout on voit les noms masculins substitués aux noms féminins, le père à la mère dans la famille, et on insiste avec force sur le respect du fils pour le père. On sent que l’idée d’affirmer la paternité domine là, comme nous la verrons dominer dans tous les pays, à la même époque. C’est le droit paternel imposé et dont on fait déjà, alors, la base du régime social, sentant bien que c’est ainsi que l’on arrivera le plus sûrement au règne de l’homme (et qui fini actuellement).
Les Livres réformés par Confucius n’eurent pas une longue existence. Au 3ème siècle avant notre ère, la Chine vit surgir un de ces hommes audacieux et énergiques, tels les César et les Napoléon, qui, tout d’un coup, s’imposent au pays, en l’agrandissant.
Thsin-Chi-Hoang-Ti fut ce brutal fondateur de l’unité chinoise.
Il prit le titre de « 1er souverain absolu de la dynastie des Thsin ». C’est à partir de cette époque que les souverains de la Chine portent le titre d’Empereur, « Ti ». Jusque-là ils étaient appelés chefs (héou) ou rois (ouang).
C’est le nom du primitif petit Etat de Thsin qui resta au pays : Thsina (Chine).
Ce règne de l’homme a valu à la Chine, comme à tant d’autres nations, une suite de troubles et de révolutions, qui venaient de ce que les empereurs ont toujours abusé du pouvoir et n’ont jamais considéré la puissance suprême dont ils s’étaient investis que comme un moyen de se livrer à toutes leurs « passions ».
Aucune nation autre que la Chine ne garda, avec un plus inviolable respect, les lois et les coutumes de ses ancêtres, dont le culte ne s’éteignit jamais complètement, malgré les altérations survenues au profit de la domination masculine. C’est encore aujourd’hui un fragment du primitif empire universel, qui a surnagé presque intact sur le torrent des âges, tandis que toutes les autres nations, ruinées, dispersées, ont disparu dans le tourbillon et la chicane masculine ; en Chine, un empereur, si intelligent soit-il, devait rester sous la dépendance d’une impératrice « Mère constitutionnelle »
Les impératrices chinoises ont été brillantes, c’est l’une d’elles qui a trouvé l’art d’utiliser le ver à soie. C’est en Chine que l’on dit ceci : « Faire vivre la femme dans l’esclavage et l’homme dans la liberté, c’est comme semer du riz dans un sol aride et planter de la vigne dans un marais. » Et, malgré ces traditions, pas de peuple qui ait plus asservi la femme, tout en l’imitant. Le Chinois a pris à la Chinoise son costume, ses longs cheveux, son visage imberbe. C’est parce que l’amour maternel y avait été si développé qu’on y a tant prêché le respect paternel.
Rappelons ces vers d’un poème intitulé l’Amour fraternel (inséré dans le Chi King) :
« L’union affectueuse entre la femme et les enfants
« Est semblable à la musique du luth et de la harpe ;
« Lorsque la concorde règne entre les frères,
« L’harmonie est délicieuse et durable. »
C’est la famille matriarcale, sans l’intervention du père, qui, alors, ignorait sa paternité.

CHINE ET JAPON


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