Concernant les fraudes, Ohnil a raison, et pour corriger mes propos je mentionnerai simplement que ce pourcentage ne recouvre « que » : le détournement d’actifs, l’usage de faux, les escroqueries, les fraudes comptables, la corruption, le blanchiment d’argent, la contrefaçon, c’est-à-dire des actes de criminalité économique à la fois internes (par exemple venant de salariés) et externes (ex : criminalité organisée). Je ne nie pas que par ailleurs il y aient des entreprises peu scrupuleuses qui manipulent certains de leurs salariés à des fins de licenciement. Je dis simplement que lorsque que les pratiques énoncées précédemment sont avérées, elles constituent un risque grave pour l’entreprise, parfois pas tant en ce qui concerne la somme détournée, que le préjudice lié à l’image, mais également au risque de suspicion pénale (si l’on vient à découvrir que des activités frauduleuses sont en cours au sein votre entreprise, et que vous le couvrez ou que, tout simplement, vous l’ignorez, vous risquez d’être inculpés de complicité, je le rappelle au cas où...)
Pour répondre à « Raz le bol », je ne pense pas avoir nié la difficulté du contexte français en matière de développement de l’IE, mais je souhaite me placer dans une démarche optimiste. La France, et je ne vous apprendrai rien, est en assez mauvaise posture du point de vue de la compétitivité européenne et mondiale, et pour moi, toute proposition qui permettra de sortir du fatalisme actuel sera la bienvenue. En ce qui concerne l’IE, elle doit en dernier recours permettre à l’économie française de ce régénérer et de faire face à de nouveaux défis, à petite comme à grande échelle. Il faut commencer par en parler, identifier les peurs, les réticences, et c’est pourquoi j’ai lancé le débat. J’aimerais qu’on puisse se dire dans quelques années que pour une fois, la France n’a pas « raté le coche » !