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Commentaire de Jonas

sur Pour en finir avec la soumission


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Jonas Jonas 11 janvier 12:51

Les philosophes des Lumières, violemment antichrétiens, ont oeuvré pour remplacer la vision de l’homme Biblique, Dieu qui considérait l’homme à son image, toute la dignité humaine car pouvant recevoir la Parole de Dieu, par un matérialisme philosophique qui désacralise et déconstruit l’humain, au point de considérer qu’il n’y ait plus aucune frontière entre l’homme, la machine et l’animal. Il peut donc être éliminé out traité comme un déchet sans conséquences, et réduit à l’état de consommateur sans identité, sans spiritualité, sans héritage.

« L’homme et l’animal ne sont que des machines de chair ou sensibles »
Diderot - « mémoires pour Catherine II » (1773-1774) - Garnier 1966 - p245
http://www.amazon.fr/Diderot-M%C3%A9moires-pour-Catherine-II/dp/B0014XE850

« La serinette (boîte à musique) est de bois, l’homme est de chair. Le serin est de chair, le musicien est d’une chair diversement organisée, mais l’un et l’autre ont une même origine, une même formation, les mêmes fonctions et la même fin. »
Diderot - « Entretien entre d’Alembert et Diderot » (1769) - Garnier 1965
http://fr.wikisource.org/wiki/Entretien_entre_d%E2%80%99Alembert_et_Diderot

« L’homme qui émonde un arbre avec des ciseaux, la chenille qui en ronge les feuilles, et d’où l’on ne voit que deux insectes différents, chacun à son devoir. »
Diderot - « Le neveu de Rameau » (1762)
http://beq.ebooksgratuits.com/vents/diderot-neveu.pdf

« Quelle est l’opération intellectuelle que vous fassiez et que l’animal ne fasse pas ? »
Diderot - « Observations sur Hemmesterhuis » (1773-1774) dans ses « Oeuvres » Tome 1

« Tout animal est plus ou moins homme ; tout minéral est plus ou moins plante ; toute plante est plus ou moins animal. Il n’y a rien de précis en nature. »
Diderot - « Le rêve de d’Alembert » (1769)
http://www.romanistik.uni-freiburg.de/orlich/d_alembert_2.pdf

« La plante, l’animal, l’homme ont en commun le besoin, la nutrition et la fécondité : les degrés divers du sentiment et la pensée font leur différence. »
Rivarol - « Discours préliminaire du nouveau dictionnaire de la langue française » (1797)
http://books.google.fr/books/about/Discours_pr%C3%A9liminaire_du_nouveau_dictio.html?id=k6M-AAAAYAAJ&redir_esc=y

« le langage suppose une suite d’idées et la faculté d’articuler ; les bêtes ont, en fait d’idées suivies, tout ce qui est nécessaire pour arranger des mots ; parmi les hommes qui articulent des mots, la plupart n’ont point cette suite d’idées. »
Charles-Georges Leroy - « Encyclopédie, ou dictionnaire raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers par une société de gens de lettres » (1751-1772)

Cette déconstruction complète de l’Humanité, permet ainsi aux philosophes des Lumières de formuler une nouvelle hiérarchie entre le monde végétal, animal et l’homme...y compris à l’intérieur même de l’espèce humaine en décrétant de nouveaux critères de l’Humanité !

« Le singe est un homme inférieur, moins parfait »
Restif de la Bretonne - « Les nuits de Paris » - (1788-1794)

« Il y a des bêtes qui semblent avoir autant de connaissance et de raison que quelques animaux qu’on appelle hommes. »
John Locke (référence pour les philosophes des Lumières) - « Essai philosophique concernant l’entendement humain » (1690)

« Il existe dans l’espèce humaine, des êtres aussi différents les uns des autres, que l’homme l’est d’un cheval ou d’un chien. »
Paul Henri Thiry D’Holbach - « Le bon sens » (1772)

« L’homme diffère si sensiblement de lui-même dans les divers climats, que plusieurs naturalistes croient pouvoir regarder la race humaine comme subdivisée en plusieurs espèces distinctes. »
Pierre Jean Georges Cabanis - « Rapports du physique et du moral de l’homme » (1802)
http://www.amazon.fr/Rapports-physique-moral-l-homme-Tome/dp/0543994961

« Notre aumônier prétend que les Hottentots (namibiens, peuplade d’Afrique), les Nègres et les Portugais descendent du même père. Cette idée est bien ridicule. »
Voltaire - « Les lettres d’Amabed » (1769) - Romans et contes - garnier-Flammarion p537

« C’est une grande question parmi eux s’ils sont descendus des singes, ou si les singes sont venus d’eux. Nos sages ont dit que l’homme est l’image de Dieu : voilà une plaisante image de l’Être éternel qu’un nez noir épaté, avec peu ou point d’intelligence ! Un temps viendra, sans doute, où ces animaux sauront bien cultiver la terre, l’embellir par des maisons et par des jardins, et connaître la route des astres. »
Voltaire - « Les lettres d’Amabed » (1769) - Romans et contes - garnier-Flammarion

« La race des nègres est une espèce d’homme différente de la nôtre, comme la race des épagneuls l’est des lévriers. La forme de leurs yeux n’est point la nôtre, leur laine noire ne ressemble point à nos cheveux, et si on peut dire que leur intelligence n’est pas d’une autre espèce que notre entendement, elle est fort inférieure. Ils ne sont pas capables d’une grande attention. »
Voltaire - « Essais sur les moeurs et l’esprit des nations » (1740-1756)

« Les nègres sont grands, gros, bien faits, mais niais et sans génie. »
Diderot - « L’Encyclopédie » - Humaine espèce (1755)

« Les albinos, ces animaux ressemblant à l’homme, n’ont d’homme que la stature du corps, avec la faculté de la parole et de la pensée dans un degré très éloigné du nôtre. »
Voltaire - « Essais sur les moeurs et l’esprit des nations » (1740-1756)

« Enfin je vois des hommes qui me paraissent supérieurs à ces nègres, comme ces nègres le sont aux singes, et comme les singes le sont aux huîtres et aux autres animaux de cette espèce. »
Voltaire - « Traité de métaphysique » (1734-1737)
http://fr.wikisource.org/wiki/Trait%C3%A9_de_m%C3%A9taphysique

« Nous n’achetons des esclaves domestiques que chez les Nègres ; on nous reproche ce commerce. Un peuple qui trafique de ses enfants est encore plus condamnable que l’acheteur. Ce négoce démontre notre supériorité ; celui qui se donne un maître était né pour en avoir. »
Voltaire (Essai sur les mœurs et l’esprit des nations, 1753)

« Il faudrait cloîtrer ces Nègres avec leurs femelles et conserver scrupuleusement leur race sans leur permettre de la croiser ; c’est ainsi seulement que l’on pourrait savoir combien de temps il leur faudrait pour réintégrer à cet égard la nature de l’homme. »
Buffon - « Histoire naturelle » (1766)


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