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Commentaire de Christophe Claudel

sur Trump, Biden, politiques et oligarchie : le monde suspendu entre dictature mondialiste et changement de paradigme


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Christophe Claudel Christophe Claudel 25 janvier 14:32

@Mélusine ou la Robe de Saphir.
Mais là encore vous faites une erreur essentielle, dans tous les sens du terme.
Car si « le monde » tel que nous le connaissons, qui est le cadre d’un expérience existentielle individuelle et collective que nous vivons, est a priori limite, le pouvoir de l’homme, lui, est et a toujours été illimité. Seule sa conscience le réduit à ce qu’il croit être.

Ce n’est pas seulement une vérité « spirituelle » inscrite dans toutes les tradition religieuses (ex dans la tradition judéo-chrétienne : « Je dis : vous êtes des dieux » dans Psaumes et Jean). C’est aussi une vérité démontrée par la physique quantique depuis des décennies, et confirmé par certaines disciplines comme la PNL (cf. Anthony Robbins : Pouvoir limité, 1989)

La question n’est pas de l’ordre du pouvoir ou de la limite, qui dépendent totalement de l’alignement de la conscience, mais du SENS que nous donnons à nos expériences et à nos créations.

Il n’y a aucune « nature humaine » (ni « nature » tout court : une pure construction philosophique et théologique depuis longtemps dépassée). Ni aucun « ordre » auquel nous devrions nous conformer, au risque de nous égarer et de courroucer les dieux. Pas plus qu’il n’y a de « lois » ontologiques qui en délimiteraient l’étendue et la forme. Et dont la transgression nous exposerait obligatoirement à de terribles déconvenues.

Nous sommes des consciences équipées provisoirement de corps biologiques. Et êtres physiques, des corps doués éventuellement de conscience. 

En conséquence tout est permis et rien n’est interdit puisqu’il n’y a aucune permission. En tant qu’espèce nous avons parfaitement le droit de nous équiper de prothèse numériques pour augmenter nos capacités physiques ou cognitives. Ou de mander des fœtus humains au petit déjeuner aussi dégoûtant et révoltant que cela puisse paraître. la vraie question n’est pas là.

La vraie question c’st quel sens nous donnons à vos choix, notamment en matière bioéthique. Et selon quelles valeurs. Si notre valeur suprême est la vie, sa prolongation et le fait de mettre au monde de nouvelles consciences, et si la GPA est encadrée pour servir ce but, alors c’est une excellente chose ! Peu importe que le bébé à naître ait été conçu dans un vagin ou une éprouvette, porté par sa génitrice qui a produit l’ovule fécondé ou par une autre femme, et que ses parents légaux soient d’autres parents que ses géniteurs ou les donateurs de ses gènes.

Quant à l’utopie transhumaniste, ce qui est essentiel c’est quelle vision de l’humanité elle sert, selon quels principes. Ici une vision marquée par le matérialisme athée, le positivisme scientiste, la croyance en l’inexistence d’une conscience autre que produite par des mécanismes biochimiques du cerveau (erreur scientifique puisque le contraire a été démontré), et qu’on peut donc modéliser et transférer dans un autre support : ordinateur, cyborg ou autre corps humain sans « esprit »...

Il ne suffit pas de paniquer ou de se laisser piéger par des sentiments pour résoudre des questions aussi épineuses. Il faut faire preuve de rigueur et de discernement.


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