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Commentaire de Samson

sur Mourir Dignement


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Samson Samson 20 février 12:34

@astus

« Les données anthropologiques montrent clairement que les humains ont eu un souci constant dans l’Histoire, quoique variable selon les cultures et les époques, de réduire la souffrance. »

Absolument ! Et les avancées scientifiques et pharmaco-médicales nous en offrent aujourd’hui très largement les moyens.

Sous le prétexte fallacieux d’une stricte rigueur budgétaire appliquée aux nations les plus riches de cette planète, j’entends bien le scandale que constitue l’inégalité croissante d’accès tant aux soins curatifs que palliatifs, ou même dans nos campagnes l’accès à un médecin tout court.

D’autant que la notion même de « dignité » humaine relève pour part de la représentation que s’en fait chaque individu et qu’il est bien délicat d’en tracer une frontière « objective » - est on encore digne après un AVC, une fois frappé du syndrome d’Alzheimer (et à partir de quel stade ?), quand on souffre d’incontinence, de dépression, de vieillesse, de solitude, ... ??? -, et si même j’entends bien toute la pertinence « pratique » d’une sédation « terminale » dans la stricte intimité déterminée par le colloque singulier entre le patient et le thérapeute qu’il s’est choisi, je crains bien qu’inscrire dans le droit « positif » la notion de « meurtre compassionnel » ne constitue le très redoutable pas de trop !

Durant ma longue carrière d’éducateur spécialisé un très sévère « burn-out » y a depuis définitivement mis terme ! j’ai personnellement lors d’un débat assisté au vibrant plaidoyer d’honorables psychologues et collègues pour l’euthanasie « compassionnelle » d’une personne déjà particulièrement peu gâtée par la nature et la vie et frappée en sus par un AVC : tout le problème résidait et réside dans le fait que jamais cette personne, toute fragile et diminuée qu’elle soit, n’avait ni avant, ni ensuite ! émis un tel souhait, et que sa souffrance apparaissait donc bien plus intolérable à la notion même de « dignité humaine » qu’en projetaient sur elle certains intervenants qu’à elle-même !

Au risque donc de passer pour « rétrograde », je persiste à croire que certaines zones grises ont pour préserver la notion même de « dignité humaine » tout intérêt à le rester !

En vous présentant mes respectueuses salutations ! smiley


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