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Commentaire de Djam

sur Cérémonie des césars : « Adieu les cons » a gagné, et pour cause...


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Djam Djam 20 mars 10:05

@Initiativedharman
Je comprends votre agacement mais avouez que le cinéma français d’aujourd’hui, hormis quelques petites perles avérées, serait mort depuis longtemps sans les grasses subventions étatiques...

C’est d’ailleurs ce qui nourrit depuis des années la guerre menée par les EU contre la France... une guerre que le pays des flingueurs mène depuis la libération. De Gaulle a cédé les tuyaux (comprendre : les canaux de distribution) de l’héxagone en échange du paiement d’une partie de la « dette de guerre » française aux EU. Il n’avait semble-t-il pas réalisé que par ces tuyaux l’american way of life (c.à.d. la beaufitude individualiste du « poor lonesome cowboy ») allait détruire la culture française. 
 
Peu de gens s’en souviennent forcément mais à l’époque les Belmondo, Ventura et consort avaient dénoncé cette déjà inquiétante soumission aux manœuvres américaines appliquées partout et qui a « permis » la destruction, entre autres, de l’un des meilleurs cinémas européens : l’italien ! Adieu Cineccita...

Le problème des réalisateurs français d’aujourd’hui c’est leur formatage pratiqué dans les écoles de cinéma et par le torrent de « produits américains » affligeants, et qui les pousse à imiter les méthodes américaines : cadrage, montage, jeu d’acteur, bible d’écriture de scénarii et pire... bande son systématiquement façon daube anglo-américaine.

Je comprends les gens qui aiment le cinéma et leur peine de ne plus pouvoir aller dans les salles noires, mais après quelques mois de sevrage on constate qu’on s’en passe très bien... la lecture est indiscutablement bien plus stimulante en matière d’imaginaire que la pellicule qui écrase le cerveau par saturation d’images agitées, de clairs-obscures inutiles, de montages secs, de bande son abrutissante et pire... de dialogues primaire à souhait. Même chez Audiard, Ozon et Dupontel (que j’aime bien) les dialogues restent particulièrement indigents. 


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