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Commentaire de Sébastien A.

sur Euthanasie : soigner ou achever ?


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Sébastien A. 8 avril 16:52

@Fergus
il me semble qu’il y a un grand absent dans tout ce débat : c’est la technologie et la « technification » de nos vies. La question de l’euthanasie se pose avec une particulière acuité, parce que nous avons désormais les moyens de maintenir indéfiniment en vie une personne par machine interposée, de continuer à faire fonctionner un corps humain dont l’âme s’est échappée.
J’ai été confronté à cette douloureuse expérience. Vous avez beau dire au corps médical « pas d’acharnement thérapeutique », c’est lui qui choisit (et selon ses propres critères) à quel moment on doit « débrancher » les vivants. Votre avis n’est, en l’espèce, qu’accessoire.
Voilà ce que pose comme question cette histoire d’euthanasie : sommes-nous encore des humains ou des machines à vivre ? Si nous ne sommes que des machines à vivre : il s’agit d’appuyer sur le bouton « arrêt » quand on estime que la machine ne peut plus fonctionner. Une personne qui est dans un état de mort apparente, n’a plus de conscience. C’est donc à ses proches, en fonction de leur sensibilité, de choisir le moment de tuer. Le terme est cru mais correspond à ce que recouvre l’euphémisme d’« euthanasie ».
Si nous sommes par contre des humains, nous devrions avoir le droit de choisir en conscience et de refuser la médicalisation de notre vie. On voit le cas que l’on fait de ce point de vue avec la « crise du COVId ».
Je n’ai pas d’avis tranché sur la question, mais j’aimerais qu’on mette ces éléments en perspective dans un tel débat : jusqu’à quel point sommes-nous obligés de remettre vos vies à un corps médical devenu tout puissant (grâce aux technologies dont il dispose) ? La science a-t-elle encore une conscience ? Mais qui s’intéresse encore à l’âme de nos jours ?


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