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Commentaire de Mervis Nocteau

sur Judaïsme, ou le génie du Père


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Mervis Nocteau Mervis Nocteau 10 mai 21:56

Non, non, et non. Justement : heureusement qu’il y a les espaces aux milles errances. Pas parce qu’en soi il faudrait passer sa vie à migrer, non, mais parce que ces espaces sont justement ceux qui rendent gaillard(e) comme les pères, pair des pères, qu’on soit homme ou femme, et paire d’un père, quand on est une femme errante par la maternité. Il y a va-et-vient entre les espaces et l’habitat, qui tout ensemble font le séjour au monde. C’est là, et uniquement là, que le (chez) soi est axial. « Au fond, j’crois qu’la terre est ronde, pour une seule bonne raison, après avoir fait l’tour du monde, tout c’qu’on veut c’est être à la maison. » Orelsan, version moderne du Du-Bellayien : « Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, / Ou comme cestuy-là qui conquit la toison, / Et puis est retourné, plein d’usage et raison, / Vivre entre ses parents le reste de son âge ! » C’est-à-dire, non précisément « père et mère » comme de nos jours aux familles nucléaires, mais tous les familiers, les proches et les coutumiers. Ce qui ne doit jamais empêcher de s’inspirer des espaces, exactement comme dans la lettre à un jeune poète, de Rainer Maria Rilke.


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