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Une
affaire de condescendance patriarcale néanmoins mortifère pour
l’enfant. >
Ce
premier dieu des ’’Hébreux’’, Yahvé, était déjà un dieu pour les
tribus ’Arabes’ de l’époque ( Edom, Madian, Hijaz,...). Des contrées
à la frange du désert, aux conditions de vie difficile. Survivre
excluait les palabres démocratiques. Il fallait un chef, incontesté
et incontestable. Et les fils ne pouvaient qu’être soumis et dire
aimer leur père. Les femmes sont là pour fabriquer la descendance.
Ces
populations ont créé un dieu à leur image.
En
Canaan, les populations de Samarie ont été déplacées par les
Assyriens, et remplacées par des tribus Arabes que les archives
assyriennes décrivent. La ’pacification’ Assyrienne a fait que les
voies commerciales se sont recréées du fin fond de l’Arabie à
Gaza. Et, déjà sous les babyloniens, l’Idumée/ Juda sont devenues principalement Edomites/
Arabes. Römer suppose que Juda ait même pu être originellement ’Arabe’.
Les
dieux suivant les hommes, Yahvé est arrivé en Canaan par la Samarie
et par Juda. Alors qu’y régnait alors le panthéon Cananéen. En
fait, il s’agissait principalement de Baal et de Ashéra. Aux
environs du temps du roi Josias, les prêtres ont ’’joué le roi’’
pour reprendre la main : fusionner-remplacer Baal par Yahvé et
transférer aussi les attributs de Ashéra à Yahvé. Ils ont aussi
inventé le « peuple Hébreu » (qui n’’est mentionné nulle
part à l’époque) et lui ont inventé un passé glorieux destiné à
rassembler des tribus hétéroclite autour de l’idée d’unité
choisie par Dieu. Placé sous l’autorité politique du roi. Qui lui aussi est soumis à Yahvé, tel un fils terrestre.
C’est
ainsi, à mon sens, que, aidés par les Romains, ce Dieu est devenu
fort populaire dans le monde. Malheureusement, le patriarcat ’’du désert« »
et son « Amour » obligatoire est passé avec chez nous, dans le monde moderne. S’en
défaire ne sera pas une mince affaire...