@chantecler
J’aurais préféré quelqu’un qui m’éclaire sur la façon dont Raoult voit la situation sanitaire plutôt qu’un gus qui me traite de ventriloque malgré les précautions que j’ai prises.
Pour bien faire, il faudrait se coltiner les 380 pages de ce rapport de mission. (2003) Page 40 : Le nombre de gènes communs à l’ensemble des bactéries a pu être récemment évalué à 71 parmi lesquelles de nombreux gènes de petites protéines ribosomiques et d’autres qui sont déjà les cibles d’antibiotiques. Ceci signifie que la capacité à découvrir des antibiotiques à large spectre, efficaces sur toutes les bactéries, est très limitée. Ceci souligne la valeur patrimoniale des antibiotiques. En effet, le nombre de familles d’antibiotiques est limité naturellement et notre capacité à l’enrichir est faible sauf à trouver une approche scientifique et intellectuelle radicalement différente de celles qui ont été utilisées à ce jour.
Dans l’équilibre prescription d’antibiotiques et résistance aux antibiotiques, la France se trouve dans une situation critique
(Figure 1). En effet, la prescription d’antibiotiques y est la plus massive en Europe, et ceci est associé au plus haut niveau de résistance.
Beaucoup plus concis, en 2015 sur France Bleu : « On ne voit pas des gens mourir parce qu’ils ont des bactéries résistantes aux antibiotiques, ça n’est pas vrai ». Conclusion du journaliste : De quoi contrer la campagne d’information de la Caisse nationale d’assurance maladie « Les antibiotiques, c’est pas automatique ».
Et encore, en 2013 dans Le Point, Raoult fait le compte-rendu d’un livre de Ph.Garnier, toujours à propos des maladies nosocomiales à l’hôpital : ... l’énergie et la volonté peuvent nous permettre de faire dans ce domaine
des progrès très significatifs et des économies, à condition de
conserver une approche pragmatique et d’abandonner les notions de
territoires administratifs.
Je graisse la fin parce qu’en France la dispute Raoult/Lévy concernant le territoire de la politique de santé est évidente.