@lecoindubonsens
Réponse (tardive) à votre poste du 6 décembre 12:54
Nous
sommes donc au moins d’accord sur 4 points essentiels dont le reste
découle ; d’où l’intérêt (selon moi) de la pyramidologie
sociale, en tant que méthode d’étude objective de notre
condition.
— C’est
ce qui me fait maintenir que les révoltes et révolutions s’étant
succédées de tous temps, en France et ailleurs, n’y ont jamais
rien changé durablement. Chaque révolution ne chasse-t-elle pas la
précédente, dans un échange de noms au sein d’une structure
sociale irrévocablement pyramidale, à laquelle il suffit de peu de
temps pour se reconstituer, quelles que soient les tentatives de
manipulation dont elle a pu être l’objet, en attribuant à
d’autres acteurs les rôles qu’y jouaient ceux qu’ils
remplacent ? Il faut se souvenir qu’il a suffi d’une
décennie pour que le pouvoir républicain né de 1789 soit redevenu
monarchique, jusqu’à ce que d’autres révolutions le renversent
au profit de pouvoirs prétendant à une démocratie dont il est
difficile de garantir les progrès, tant les privilèges et autres
avantages – acquis ou hérités – y ont perduré et se sont
multiplié depuis.
Tous
les représentants du vivant combattent et s’entre-tuent depuis
qu’ils existent ; avec pour les êtres humains une corruption
de leurs mœurs sous toutes ses formes, s’aggravant avec leur
multiplication incontrôlée et ses effets délétères ; ce que
les Grecs anciens, fondateurs de la démocratie prévoyaient déjà
(cf. Périclès).
https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2014/07/demographie-et-democratie.html
Mathématiquement,
dans la RELATIVITÉ intemporelle des notions de richesse et de
pauvreté, 50 % de la richesse (en toutes choses) vont à 14 %
des occupants de la pyramide sociale (les riches), alors que les
autres 50 % vont aux 86 % restant (les pauvres). Cf. 2e
croquis illustrant mon article.
C’est
ainsi qu’en 2 000 ans, les pauvres se sont multipliés au
point de représenter plus de 20 fois ce qu’était la population
humaine – toutes conditions confondues – au début de notre ère ;
quel que soit le nombre de ceux qui échappent de nos jours à la
pauvreté profonde :
215
millions de pauvres en l’an 1, à comparer à 67,2 Milliards de
pauvres de nos jours, même si pauvres “relatifs”, dans un cas
comme dans l’autre.
Évolution
poussant probablement
certains à en appeler,
en dernier recours, au renversement
pur et simple de l’abominable
pyramide sociale.
https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2014/08/la-pyramide-sociale-inversee-ou-le.html
— Pour
ce qui est du revenu universel, je comprends fort bien vos raisons,
pour les avoir moi-même éprouvées, jusqu’à ce que je comprenne
qu’il pourrait se substituer – sans supplément de coût – aux
innombrables mesures d’assistanat versées au tonneau des Danaïdes,
par tous ceux qui sont davantage envieux du sort des riches que
réellement soucieux de combattre la misère.
Mais
au-delà de toute opinion, politique ou autre, un Revenu Minimum
Universel doit
garantir à chaque
membre d’une collectivité socio-économique, le minimum vital
répondant
au
niveau de développement de
celle-ci. Il
ne peut en conséquence qu’être Inconditionnel,
en accordant à tous la liberté de s’en satisfaire ou de
l’améliorer par la rémunération d’un emploi que la société
et le marché du travail seront de moins en moins en mesure d’offrir
à ceux qui en ont le plus besoin et de moins en moins envie.
Le
revenu universel est dès lors effectivement une rente, versée à
tous les citoyens (et remboursée par chacun au prorata de son impôt
sur le revenu), pour compenser l’absence de rémunération
d’emplois promis à être robotisés un jour, cette rente
s’ajoutant à la rémunération de ceux qui peuvent librement
choisir de travailler pour l’améliorer.
L’être
humain étant avant toute autre considération un consommateur,
doublé d’un producteur dès qu’il est en âge de travailler, son
rôle socio-économique est assumé dès lors qu’il consomme ;
à condition qu’il en ait les moyens, que le revenu universel a
précisément pour objet de lui assurer, autant dans l’intérêt de
la société que de chacun de ceux qui la composent.
Bien
sûr les inégalités sociales, de même que la frustration, l’envie
et la jalousie de la minorité qui y est allergique, ne disparaîtront
pas pour autant, mais c’est une autre affaire.
À
noter enfin que la hauteur de toute pyramide sociale coïncidant avec
celle de l’échelle de richesse collective lui étant associée, la
réduction de cette hauteur a pour effet – à population constante
– d’abaisser cette échelle et de réduire les inégalités entre
catégories sociales et les individus qui les composent. Mais en
résulte une paupérisation générale, l’appauvrissement des
riches, ne pouvant avoir pour conséquence que d’appauvrir les
pauvres.
« Moins de richesse
= davantage de pauvreté » aurait dit Mr de La
Palisse.