Monsieur Dugué raisonne comme une girouette soumise à la fatalité des courants d’air. Hier, il expliquait tout le mal qu’il pense de l’interventionnisme étatique à travers un réquisitoire oblique à l’encontre de cette pauvre Royal agonisante. Aujourd’hui, il explique qu’une minorité de riche donne le « la » et instrumentalise la société pour profiter et prospérer. Entre les deux, l’égarement des Français. Égarés les Français lorsqu’ils ont voté « non » au traité constitutionnel ? Égarés les jeunes soutenus par une majorité en refusant le CPE ? Égarés les Français lorsqu’ils expriment constamment le rejet d’un libéralisme travesti par la cupidité ? Au contraire, les Français savent parfaitement ce qu’ils veulent et subissent (ce qui est totalement différent) des exécutifs qui, aux fils des décennies, se sont « autonomisés » et agissent sans tenir le moindre compte de ce que décide le Peuple à travers le suffrage universel. Entre la thèse de l’égarement et celle d’une France qui refuse de se plier à la réalité, il y a l’insolence de ceux qui se parent des mérites de la raison pour tolérer l’intolérable et un pays qui, loin de se ridiculiser, loin de l’égarement, donne l’exemple de ce qu’il faut faire concrètement pour endiguer les ambitions démesurées de la globalisation et la pensée unique qu’elle sous-tend ...