M. Douane, une fois de plus, je me vois contraint de vous dire d’apprendre à lire un texte, à défaut de savoir écrire, ça pourra vous servir. Je ne vis pas en Libye mais dans le sud du Maroc. Mais il s’avère que je connais nombre de Marocains condamnés par la misère à aller vivre dans ce merveilleux pays que vous même devez connaître : la Libye autrefois terroriste et aujourd’hui abonnée à Wall Street. Souvent ils me racontent la belle fraternité musulmane qu’ils y rencontrent. Et c’est tout simplement atterrant. J’ai aussi longtemps fréquenté quelques Tunisiens que la vie avait poussé vers ces merveilleux rivages aujourd’hui donnés clés en mains aux Américains. Les Libyens d’aujourd’hui (riches de leur pétrole mais toujours aussi pauvre au plan culturel ou scientifique - en dehors des expatriés) sont la caricature des anciens coloniaux italiens. La morgue mais pas la classe et la finesse des gens de la péninsule. A quand un Michel-Ange libyen, M. Douane ?
Les anciens coloniaux européens ont laissé dans les pays qu’ils occupaient d’innombrables réalisations dont les populations locales profitent encore de nos jours. Dans la plupart des pays musulmans aujourd’hui, pour construire une tour de 30 étages, un aéroport, un hôpital, un centre de conférence, une autoroute, (parfois même une mosquée comme à Casa) les autorités sont contraintes de faire appel à des sociétés étrangères. Bel esprit d’initiative et de développement durable, quand on sait que ces pays sont indépendants depuis plus de 50 ans... et que la plupart regorgent de liquidités financières qu’ils préfèrent placer en Suisse, au Luxembourg ou à Wall Street.
Quant à la notion de « civilisation à la coloniale » que vous pointez du doigt, je me permets de vous dire que tant que votre esprit borné refusera d’admettre qu’une des plus importantes entreprises de colonisation a été l’œuvre des Arabes, je m’abstiendrai de tout commentaire avec vous. Vous êtes un parangon d’autosuffisance qui ne me fait même plus sourire, tant votre niveau intellectuel semble baisser de jour en jour.
Patrick Adam