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Commentaire de Panda

sur Peut-on sauver l'université française ?


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Panda (---.---.243.114) 20 mars 2007 15:49

Hum Bernard vous avez osez ! smiley

Je n’ai pas encore pris le temps de lire l’ouvrage de Pierre Lunel craignant sans doute qu’il produise chez moi un excès de rage inutile.

Ceux qui se préoccupe de l’état de santé de la Dame n’ignore pas le diagnostique sur lequel tous le monde est à peu prés d’accord. En ce qui concerne les deux propositions de P. Lunel elles me semblent salutaire.

La première, est du bon sens. IL me semble d’ailleurs que cette année quelques expériences allant dans ce sens ont été mises en place. En ce qui concerne la seconde proposition... L’inertie universitaire n’augure rien de bon. Les nuances que vous y apportez son nécessaires. Car effectivement, les lourdeurs administratives,les mauvaises habitudes d’universitaires nommés pour service rendu ou par réseau en dehors de toutes considérations tenant compte de leur compétences, rendent l’entreprise de la connaissance et le gout du savoir, exercé à l’université, plus que difficile. Les résistances et les obstacles au changement sont énormes, s’y atteler est un défi digne des douze travaux d’hercules. Je vous ai trouvé bien gentil sur les « travers » du fonctionnement des universités. Il existe des anecdotes qu’il faut avoir vécu pour croire qu’elles sont vrai.

Sur le fond, je vous rejoins, là aussi. Du point de vue de la sociologie, la crise de l’université peut effectivement être rapproché de la crise d’ordre social, politique et culturel que subit la France. L’université comme objet d’étude en sociologie a ceci d’intéressant qu’elle est le condensé, sur bien des points, de la société qui la porte. Son étude est riche d’enseignements sur le fonctionnement de la société mais aussi terriblement effronté et impertinente pour une institution dont les membres, en général, aspirent à l’immobilisme. Enfin, vos remarques sur l’adaptation des règles d’enseignements et de recherche à chaque spécialité, coule de source et la distinction que vous apporté entre les lettres et les sciences n’est pas sans fondement, tant du point de vu des disciplines que des distinctions existant depuis mai 68. Cette incapacité d’adapter des règles illustre toutes l’ambigüité des difficultées que traverse notre Pays. Tiraillé entre le souhait de s’adapter au évolutions du monde en étant compétitif, innovant, bref à l’écoute du chant des marchés économique. Et d’un autre coté soucieux de préserver, d’enrichir son héritage humaniste et culturel, mais critique par rapport au évolutions du monde sous l’impulsion des marchés économique. « Une université qui forme les esprits et se soucie des âmes » n’est guère rentable et c’est bien là le problème car elle ne peut exister sans volonté politque. On n’est pas sorti de l’auberge...

Au plaisir de vous lire.

Cordialement.


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