Il n’est pas indispensable d’avoir une formation scientifique pour comprendre qu’une molécule en vente libre en France jusqu’en 2019, consommée par des centaines de millions de personnes, parfois en longue durée, estimée ayant un très faible taux d’effets secondaires sur une durée de plusieurs décennies, ne peut subitement se voir contraindre à la prescription obligatoire (chez nous, pas en Afrique ou en Inde) par un médecin, puis réservé à l’usage clinique, puis interdite en usage clinique pour le Covid-19 (dans la pratique en refusant de livrer par ex), sans éveiller l’attention.
Des études observationnelles de courte durées, à faible effectif et protocole très discutable (doses par ex) seront utilisées pour exclure une efficacité thérapeutique et même découvrir sa « dangerosité » (jusqu’alors inconnue d’où la vente libre), un type d’étude pourtant rejetée quand Didier Raoult en menait une de grande ampleur, de cette nature.
L’étude frauduleuse (qui ressemble furieusement à un contrat pour flinguer une molécule dérangeante) parue dans le Lancet (avant rétraction sans explication) n’aura été qu’une illustration des tirs de barrage multiples entrepris contre son utilisation.
Le débat aura été aussi féroce aux USA et les mécanismes d’éviction voisins. Il sera étendu à l’Ivermectine, présenté dans les grands médias comme un produit à usage vétérinaire « exclusif », ce qui était tout aussi inexact.
Il s’était produit un phénomène similaire au début de la crise du SIDA, avec déjà (début des années 1980) Anthony Fauci à la manoeuvre
Les liens entre l’industrie pharmaceutique, les scientifiques et les agences de régulation sont tellement forts que le conflit d’intérêt est la règle et non l’exception.
Il n’est pas anormal donc que les leçons d’H1N1 et les plans pandémies établis n’aient servi à rien, ils ont été délibérément ignorés.
Des entreprises privés dans le secteur de la santé ne sont nullement là pour gérer dans le sens de l’intérêt collectif des problèmes de santé publique.