• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


Commentaire de Cassandre G

sur Le Naufrage Mémoirel de l'Europe


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Cassandre G Cassandre G 21 avril 2025 11:52

Chères et chers commentateurs,

Je vous remercie pour vos lectures, même si je regrette que certains déplacements de propos occultent l’essentiel. Mon article n’était ni un traité d’histoire ni un catalogue exhaustif des responsabilités dans la Seconde Guerre mondiale, mais un cri pour les oubliés : victimes, sacrifiés, effacés.

Je suis troublé par l’indifférence face aux agissements de Kaja Kallas, commissaire européenne désignée, non issue du suffrage universel, dont l’héritage familial mêle curieusement apparatchiks soviétiques et compromissions nazies. Qu’elle menace ceux qui commémorent le 9 mai révèle un autoritarisme glaçant : on ne réécrit pas l’Histoire pour servir des intérêts géopolitiques nauséabonds.

Je ne défends ni l’URSS ni n’accuse l’Occident. J’observe. Et ce que je vois — la réhabilitation de Bandera à Babyn Yar, l’ovation à un SS au Canada — devrait tous nous glacer. Pourtant, la meute de chacals s’épanouit, traquant toute vérité qui dérange.

Quant au pacte Ribbentrop-Molotov, brandi comme un joker par des perroquets idéologues : pourquoi ce silence assourdissant sur Vichy, le recyclage des nazis après 1945, ou les légions SS venues de toute l’Europe ? Pourquoi ce pacte seul résumerait-il la guerre, alors que l’URSS a tenté jusqu’à l’été 1939 une alliance avec l’Occident ? (Les archives le prouvent : Londres et Paris ont refusé.)

Je le note avec amertume : ceux dont la chair n’a pas connu la guerre ont souvent des analyses froides, désincarnées. Ils ignorent que les discours haineux d’aujourd’hui ressemblent étrangement à ceux des années 1930. Certains, par conformisme, seraient sans doute devenus des collaborateurs zélés.

Je sais que ces mots déclencheront des hurlements. Mais ces cris ne sont que le réflexe pavlovien de ceux qu’Hannah Arendt aurait identifiés comme les nouveaux visages de la banalité du mal — non plus par stupidité, mais par cynisme organisé.

« Le mal ne vient pas toujours des monstres, mais des gens ordinaires qui renoncent à penser. » — Hannah Arendt
Ce que nous voyons émerger aujourd’hui, ce n’est plus la banalité du mal, c’est la banalité du cynisme : celle qui crache sur les tombes et maquille les crimes.

Mon article assume son parti pris : donner voix aux sans-voix. Si cela dérange, c’est que la mémoire est devenue un champ de bataille. Et dans cette bataille, je choisis mon camp : celui des millions de morts qu’on veut réduire au silence.

Cassandre G.


Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès


https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://simseam.ft.uns.ac.id/https://sipil.ft.uns.ac.id/slot gacorhttps://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/slot gacorhttps://akperstg.ac.id/https://fisip.uisu.ac.id/https://web.pn-sidrap.go.id/
https://hormon-osteoporosezentrum.de/judi bolahttps://saopaulodeolivenca.am.gov.br/slot gacor