@titi
que tu es une serpillère à roubles.
chassez le naturel, il ...mon pauvre ami, je serais bien con d’accepter des roubles, difficiles de les échanger. sérieux, tu ne peux t’empêcher de dénigrer les gens, c’est dans ta nature ?
concernant Start :
Laurent Ozon :
« Ce qui est clair, c’est que l’attaque contre la Russie était une
attaque contre ses forces de dissuasion nucléaire. La Russie reste
signataire du traité New START qui impose notamment une visibilité sur
les moyens de projection nucléaire et donc la visibilité des bombardiers
et appareils susceptibles de porter des frappes atomiques. C’est le
respect de ce traité qui a exposé les avions russes à l’attaque
otano-kievienne. Le traité New START (New Strategic Arms Reduction
Treaty) est un accord bilatéral entre les États-Unis et la Russie, signé
le 8 avril 2010 à Prague et entré en vigueur le 5 février 2011. Il a
été prolongé en 2021 jusqu’au 4 février 2026. Le traité permet aux deux
parties (États-Unis et Russie) de surveiller les forces stratégiques de
l’autre. Pour faciliter cette surveillance, les armes stratégiques, y
compris les bombardiers lourds, doivent être stationnées dans des bases
désignées et être visibles pour les satellites. Cela permet à chaque
partie de confirmer le nombre, l’emplacement et le statut des armes (par
exemple, si un bombardier est équipé d’armes nucléaires ou s’il a été
converti pour un usage conventionnel). La Russie a suspendu sa
participation active au traité New START en février 2023, notamment sur
la question des inspections, mais a conservé son respect des règles de
visibilité réciproques.
Les néoconservateurs qui dirigent l’UE et l’OTAN ont donc exploité une
faille créée par ce traité conçu pour maintenir l’équilibre de la
dissuasion nucléaire. L’effet est limité (on est loin d’un Pearl Harbor
russe), mais ses implications sont importantes.
La nouvelle doctrine nucléaire russe, officialisée par un décret signé
par Vladimir Poutine en novembre 2024, élargit les conditions dans
lesquelles la Russie pourrait envisager une réponse nucléaire. Selon
cette doctrine, une attaque directe contre les infrastructures de
dissuasion nucléaire, comme les bases de sous-marins nucléaires, les
aérodromes abritant des bombardiers stratégiques ou les installations de
missiles balistiques, pourrait être considérée comme une menace à la
souveraineté de l’État, justifiant potentiellement une réplique
nucléaire.
Une fois encore, les néoconservateurs font le pari que la Russie ne
répondra pas à la hauteur de la menace et, mettant une fois de plus en
balance ses impératifs de survie et sa responsabilité devant le monde,
acceptera de subir un nouvel affront pour ne pas risquer de déclencher
une guerre atomique mondiale. Tant que Vladimir Poutine est à la tête de
la Russie, cette sagesse peut s’imposer. La réponse devrait donc être
symboliquement forte, mais heureusement mesurée.
Un jour, le monde reconnaîtra ce qu’il doit à Vladimir Poutine. »