Affirmer que les États-Unis sont un territoire « occupé » par Israël relève d’une rhétorique complotiste. Certes, l’AIPAC et d’autres groupes d’influence existent comme dans toute démocratie, mais le soutien américain à Israël s’explique avant tout par une convergence d’intérêts stratégiques
Recevoir un dirigeant étranger avec respect ne signifie pas allégeance inconditionnelle. Les ovations à Netanyahu traduisent la solidarité mais aussi l’importance d’Israël comme allié dans une région instable.
L’auteur reprend la rhétorique de « bombardement sans discernement », occultant le contexte : le conflit avec le Hamas est tragique, mais la responsabilité en revient aussi à une organisation qui use de stratégie de boucliers humains et refuse la coexistence pacifique.
L’auteur amalgame différentes théories du complot (Netanyahu savait pour le 7 octobre, Oswald agent CIA) qui sont loin d’être prouvées et sont, dans le cas d’Oswald, démenties par toutes les enquêtes officielles.
Le rôle de l’AIPAC est amplifié à l’excès : c’est un acteur du jeu démocratique américain parmi d’autres. Les lobbies pro-palestiniens, émiratis, saoudiens, turcs existent aussi !
Qualifier la démocratie américaine de simulacre ou de régime corrompu contrôlé par l’étranger ne tient pas face à la réalité : alternance politique, presse critique, justice indépendante et débats publics vifs restent la norme.
Bref : un bel exemple de désinformation et de théories conspirationnistes