@perlseb
Bonjour,
Merci pour votre commentaire, dense et engagé. Vous soulevez une question centrale : celle de l’usage des fonds publics et du manque de contreparties dans les aides aux entreprises. Et vous avez raison de pointer l’absence de contrôle, de conditionnalité, de cohérence dans ces transferts massifs.
Mais plutôt que d’entrer dans une lecture complotiste — que vous nuancez vous-même — je propose une autre grille :
Ce n’est pas le libéralisme qui est en cause, mais l’absence de rigueur dans sa mise en œuvre.
Quand l’État distribue sans exiger, compense sans structurer, finance sans évaluer, il ne fait pas du libéralisme — il fait du désordre. Et ce désordre, comme vous le dites, finit par se traduire en dette, en délocalisation, en fracture sociale.
Ce que je défends dans cette tribune, c’est une Charte de la Rigueur Partagée :
Où chaque euro public est adossé à une finalité claire
Où les aides sont conditionnées à des engagements vérifiables
Où la cohérence devient un critère de gouvernance, pas un slogan
Vous avez raison : le citoyen paie la facture. Mais il peut aussi exiger un système qui ne fabrique pas cette facture. Et cela commence par une exigence de rigueur — dans les politiques, dans les entreprises, et dans nos propres pratiques.
Merci encore pour votre lecture critique. C’est par ce type de dialogue que renaît la vigilance démocratique.