Bonjour Politzer,
Vous écrivez : « du « mur de l’argent » de
Mauriac aux scandales de Chirac, en passant par les crises modernes, la
dépendance des chefs d’État occidentaux aux banques est une réalité
structurelle. Elle appelle à une réflexion sur la primauté du politique sur le
financier pour préserver la souveraineté nationale, potentiellement via des
transformations plus profondes que les réformes passées. »
Merci mille fois pour cette conclusion qui fait chaud au cœur.
Cela me rappelle les paroles de l’Internationale ( voir par exemple : https://npa49.fr/IMG/pdf/Internationale-Paroles.pdf)
qui faisaient défiler mes grands-parents dans la rue chaque 1er mai.
Que c’était beau. Mami et papi y croyaient. Ils la chantaient. Ils étaient des
centaines de milliers. L’ennui est que leur espoir "d’abolir l’exploitation
de l’homme par l’homme" a donné Staline, Mao, Pol pot, Ceausescu, Honnecker,
etc...
Tout cela pour conclure qu’il suffit d’ouvrir un livre d’Histoire
pour observer, que depuis la nuit des temps, excepté pendant de courtes
périodes très minoritaires, « le mur d’argent a toujours existé ».
Bien sûr, il ne s’appelait pas ainsi, mais, le même scénario s’est toujours
reproduit : un groupe, prend le pouvoir par la violence dans une collectivité, une tribu,
une population, un pays… et finit par ne défendre que ses privilèges, quitte à
trahir ses idéaux, quitte à réduire opprimer l’immense majorité par la force,
voire la violence, voire la terreur aveugle. Aujourd’hui ce sont les banques, les ultra-riches mondialisés
qui ont le pouvoir. Mais, avant… il y eut la grande bourgeoisie nationale, avant
l’aristocratie (la noblesse d’épée)… et le clergé qui trahissait les paroles d’humilité
et de pauvreté du Christ…. avant encore, se rappeler que l’Empire romain reposait sur l’esclavage…. et que
le pouvoir était contrôlé les familles romaines les plus influentes….
L’on pourrait continuer à remonter le temps. Le principe de
la confiscation du pouvoir par une minorité opérant en bande organisée est la
règle de l’humanité et aucun signe en 2025 ne semble indiquer quelque
changement futur. Dans votre article, vous
placez vos espoirs dans "des transformations plus profondes que les
réformes passées". Vous me rappelez ainsi mami et papi et leurs espoirs insensés
toujours déçus. Personnellement, je conclurai, hélas, qu’il n’y a pas de
solution parce que, comme nombre d’historiens et philosophes l’ont déjà écrit avant
moi : "LE POUVOIR REND FOU, LE
POUVOIR ABSOLUMENT REND ABSOLUMENT FOU".