Manon Aubry s’indigne du « voilement de petites fillettes »… mais quand on regarde le bilan de LFI sur la question de l’islamisme, la colère sonne creux.
Pendant des années, LFI a :
- refusé de voter les textes condamnant clairement l’islamisme politique (ex. résolution contre le séparatisme islamiste en 2021, où une partie des députés LFI s’est abstenue ou a voté contre) ;
- multiplié les ambiguïtés sur le voile à l’école et à l’université (Danièle Obono qui parle de « police de l’habillement », Clémence Guetté qui défend le port du voile pour accompagner les sorties scolaires, etc.) ;
- accueilli en son sein des figures comme Rima Hassan ou des candidats ayant tenu des propos complaisants voir justificatifs envers le Hamas et les Frères musulmans ;
- systématiquement accusé d’« islamophobie » toute personne (y compris à gauche) qui pointe le danger de l’entrisme islamiste dans les quartiers populaires.
Quand on défend le droit de candidates voilées sur les listes électorales tout en criant au scandale dès qu’une petite fille de 8 ans est voilée par ses parents, il y a comme une contradiction. En réalité, LFI a choisi son camp : celui du relativisme culturel et du clientélisme communautaire au détriment de l’universalisme républicain et de la protection des mineures.
Un parti qui, à force de complaisance idéologique, finit par devenir objectivement complice des islamistes les plus radicaux n’a tout simplement plus sa place dans le paysage républicain. Il est temps d’ouvrir sérieusement le débat sur son interdiction. La République ne peut pas tolérer indéfiniment ceux qui la combattent de l’intérieur en se drapant dans les habits de la « gauche radicale ».