Merci Luniterre, pour ce texte clair, précis et courageux.
Dans l’opacité et le brouhaha médiatique actuel, où baignent nos contemporains, lire une analyse aussi lucide et aussi honnête fait un bien fou – même si elle reste inaccessible à la plupart de nos élites qui souffrent de graves dysfonctionnements cognitifs.`
Vous posez le doigt exactement là où ça fait mal : les issues de la paix ne sont plus à Bruxelles ni à Kiev, mais entre Washington et Moscou. Tout le reste n’est que posture, pirouettes hystériques ou sabotage délibéré.
Et cette phrase de De Gaulle que vous citez est tellement juste :
« Bien entendu on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant : l’Europe ! l’Europe ! l’Europe ! Mais ça n’aboutit à rien et ça ne signifie rien. »
Le Plan en 28 points, même imparfait, est la première proposition sérieuse acceptée comme base par les deux seules parties qui comptent vraiment. Le rejeter « par principe » (en réalité par idéologie et propagande machiavélique), comme le font l’UE et le régime de Kiev, c’est choisir consciemment de prolonger l’agonie et de faire payer le prix du sang aux peuples ukrainien et russe pour sauver la face de quelques politiciens en fin de course, enflammés et défaillants – c’est précisément là qu’ils sont les plus dangereux.
Tant qu’ils n’auront pas reconnu les causes profondes de ce conflit (coup d’État du Maïdan, répression linguistique et religieuse, néo-nazis révisionnistes, ultranationalisme prédateur), ils continueront d’entraîner tout le monde dans l’abîme.
Votre conclusion sur le « libre arbitre » des Français est juste et irréfutable : au nom de notre simple humanité, nous n’avons plus le droit de nous taire. Refuser cette chance de négociation, c’est accepter que des milliers d’hommes meurent encore pour rien.
On n’est pas nombreux, mais on est là.
Et tant qu’on écrira, tant qu’on lira, tant qu’on relaiera, on n’aura pas complètement perdu.
Merci.