Erratum juridique (05/12/2025)
Article « L’affaire Anna Novikova ou la cabale infernale du nouvel État français » (publié le 28/11/2025)
Dans mon article, j’avais mentionné l’article 175 du Code de procédure pénale, qui ne correspond pas précisément à l’obligation d’informer par écrit une personne mise en cause des charges précises retenues contre elle. La référence exacte se trouve, selon les phases de la procédure, dans les articles 63‑1, 80‑1, 116 al.2 et 137 du CPP, ainsi que dans l’article 5 §2 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Cet éclaircissement ne remet pas en cause le fond de mon propos : deux semaines après leur arrestation, aucun document écrit détaillant les charges individuelles n’a été communiqué aux intéressés ni à leurs conseils, ce qui soulève des questions légitimes sur le respect des droits de la défense et des garanties procédurales.
On nous parle d’espionnage, mais sans preuve écrite ni transparence : comment faire confiance ?
Rappelons-le : la détention provisoire est une mesure exceptionnelle, réservée aux cas où il existe des preuves solides d’un risque de fuite ou de pression sur les témoins. Ici, rien. Juste du silence.
Je remercie les lecteurs attentifs qui m’ont signalé cette imprécision et reste ouverte à toute information permettant d’éclairer davantage cette affaire.