@SilentArrow
La situation est plus complexe que cela. La crise du logement ne peut pas être expliquée par une cause unique, et encore moins réduite à la seule immigration.
La pénurie actuelle résulte avant tout de facteurs structurels : baisse durable de la construction neuve, hausse du coût du foncier, contraintes réglementaires, désengagement progressif de l’État, financiarisation du logement, et insuffisance chronique du logement social. Ces éléments existaient déjà avant les vagues migratoires récentes.
Par ailleurs, une part importante des personnes en difficulté de logement sont des ménages déjà présents sur le territoire (jeunes, travailleurs précaires, familles monoparentales, retraités modestes). L’immigration peut accentuer localement les tensions, mais elle n’est ni la cause principale ni suffisante pour expliquer l’ampleur de la crise.
Le cœur du problème reste donc un déséquilibre entre politiques publiques du logement et besoins réels, plus qu’un simple phénomène démographique. Simplifier à l’extrême n’aide pas à comprendre ni à résoudre la situation.