@Bruno Hubacher
Bonjour, la question « Qu’est-ce que le travail ? » est effectivement fondamentale et fait l’objet de débats philosophiques, économiques et sociologiques depuis longtemps. Mon article n’avait pas pour objet de trancher cette question, mais de s’intéresser aux conditions dans lesquelles le travail est exercé, quelle que soit la nature de l’activité.
Vous évoquez la notion de « bullshit jobs », popularisée par l’anthropologue David Graeber. Cette thèse nourrit un débat intéressant sur le sens du travail et sur l’utilité sociale de certaines fonctions. Elle mérite d’être discutée, même si elle ne fait pas consensus parmi les chercheurs.
Pour autant, qu’un emploi soit perçu comme très utile, peu utile ou même dépourvu de sens par celui qui l’exerce ne change pas le fait que les conditions de travail, les relations humaines, l’organisation ou la reconnaissance ont un impact réel sur la santé, l’engagement et la performance des personnes. Mon propos ne portait pas sur le modèle économique dans lequel s’inscrit le travail, mais sur un constat plus transversal : toute organisation, publique comme privée, a intérêt à créer des conditions de travail qui permettent aux individus de s’investir durablement et d’exercer leur activité dans de bonnes conditions.
Le débat sur l’avenir du capitalisme est un sujet à part entière, qui dépasse largement le cadre de cet article.