Après enquête, le transport fluvial permet à Monoprix d’alléger sa facture transport de 4%. Tant mieux pour eux. Mais qu’ils ne communiquent pas dessus dans ce cas (« Regarder, on est écolos, pour vous ! »).
Qui plus est, l’affiche balance des chiffres en gros, « 50 tonnes de CO2 en moins »... Soit. Mais c’est quoi ce chiffre ? L’économie annuelle ? Quotidienne ? Par trajet ? Réponse (des publicitaires de Monop) : Ben on s’en fout ! De toute façon le consommateur moyen n’a aucune idée des ordres de grandeur ! (Ca me rappelle les chiffres de radioactivité dans les médias après Tchernobyl : « Y a 50 millibecquerels, vous vous rendez compte ! »... Ben non... Bref.)
L’article apporte une précision, qui doit être dans les petites lignes qu’on n’arrive pas à lire sur l’image : il s’agit d’économies annuelles. L’auteur croit bon d’ajouter : « L’économie (...) est loin d’être négligeable, puisqu’elle atteint 50 tonnes de CO2 en moins émis sur l’année. »
Sauf que 50 tonnes de CO2, ça fait 13.65 tonnes équivalents carbone (par définition, un kg de CO2 vaut 0,2727 kg d’équivalent carbone), ça représente donc l’émission annuelle d’un peu plus de 6 Français (1 Français = 2.2 tonnes équivalent carbone par an)... ce qui est loin de ne pas être négligeable, tant il est vrai que nous sommes 60 millions... et que la planète, qui se fiche bien des émissions par nationalité, doit se coltiner celles de 6 milliards d’individus qui, heureusement, n’alignent pas tous leur consommation sur la nôtre (et ce n’est sans doute pas l’envie qui leur manque).
En conclusion : comme d’habitude, on nous prend pour des truffes dans les pubs. Il suffirait d’arrêter d’être dupes. Et zut, on n’est pas sortis de l’auberge.