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Commentaire de Martin sur AgoraVox

sur Notre ami le Tsar


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Martin sur AgoraVox Martin sur AgoraVox 29 mars 2007 23:38

********par tovara (IP:xxx.x50.149.182) le 27 mars 2007 à 12H25 « la Russie devra encore intégrer l’Ue » : donc l’Ue touchera au Pacifique , à la Chine et à l’Alaska : c’est du délire pur et simple ! Pourquoi pas AUSSI les républiques d’Asie centrale, le proche-orient, et , au diable l’avarice, le continent eurasiatique dans sa totalité ? Certains euromaniaques ne se rendent même plus compte de la portée de leur délire mégalomane... ******

D’après les règlements actuels de l’Union européenne, l’une des conditions d’accessions à l’Union européenne, est que l’État candidat soit un État européen. La définition de ce que signifie « européen » n’est pas donnée dans les textes. C’est souvent le cas des textes législatifs : ils ont volontairement une part d’imprécisions afin que l’application puisse être modulée selon les forces socio-politiquent qui prévalent à un moment donné, en somme selon les lobbies qui influencent les cercles du pouvoir au mépris de la démocratie et de l’impartialité des lois.

Ceci-dit « un État européen » pourrait aussi être entendu dans le sens historique, culturel, racial. Ces critères non-géographiques pourraient donner alors aux dirigeants de l’UE la justification à l’adhésion du Chypre.

La France, la Grande Bretagne, l’Espagne et la Hollande ont une part de leur territoire sur d’autres continents. La France est-elle pour autant un État américain ou africain ? La condition qui décide si un État est un État européen, serait donc que la capitale et la majorité de la population au moment de l’adhésion, soient sur le continent européen.

On pourrait imaginer qu’un État européen vende une part de son territoire européen à un État non européen. Des transactions de ce genre ont déjà eu lieu (exemple d’un gros territoire : Alaska - racheté à la Russie par les États-Unis d’Amérique en 1867), donc ce n’est pas une hypothèse utopique. Avec ce bout de territoire en Europe l’État non européen pourrait-il prétendre qu’il est devenu européen ? Non, donc il ne suffit pas qu’un bout de territoire soit sur le continent européen pour être géographiquement un État européen : il faut que la capitale ainsi que la grande majorité de la population soient sur le continent européen.

La Fédération de Russie, dont la capitale ainsi que la grande majorité de la population sont sur le continent européen, est donc selon ces critères un État européen et pourrait donc rejoindre l’UE.

Par contre on pourrait aisément argumenter que la Turquie, selon les critères « capitale, majeure part de la population », n’est pas un État européen.

Dans l’Union européenne la volonté de la majorité des citoyens n’est pas respectée sur de nombreux points.

L’Ukraine et la Russie devraient recevoir l’invitation à rejoindre l’Union européenne, car les Européens d’origine appartiennent à une branche de l’humanité qui s’est développée sur l’aire géographique qui va de Lisbonne, sur les bords de l’Océan Atlantique, sur le continent européen, puis en passant au nord de la Mer noire et de la Mer Caspienne, jusqu’à Vladivostok, sur les bords de l’océan Pacifique. Cette aire géographique devrait être la possible limite finale de l’expansion de l’Union européenne.

Mais non, ceux qui ont le pouvoir ont décidé que c’est vers le sud que doit s’élargir l’Union européenne, vers l’islam et vers les Turcs.

On vient d’apprendre que les représentants des gouvernements des 27 États membres de l’Union européenne viennent hier, le 28 mars, de décider la poursuite des pourparlers avec la Turquie, en abordant le deuxième des 35 chapitres : « politique industrielle et entreprise ».

Ce genre de décision doit être pris à l’unanimité des 27 États membres. Donc chacun des 27 gouvernements devrait d’abord être certain de représenter la volonté majoritaire de ses citoyens avant d’inviter la Turquie à rejoindre l’UE.

Concernant l’adhésion de la Turquie la majorité des citoyens européens est contre mais les politiques et en général les cercles au pouvoir (médias, milieux d’affaires...) ont décidé qu’il faut passer outre, qu’il faut ignorer la volonté des citoyens et donc ont décidé d’accueillir la Turquie dans l’UE.


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