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Commentaire de Bloggy Bag

sur Pourquoi le véritable problème n'est pas la personne de Dominique de Villepin


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Bloggy Bag (---.---.152.115) 26 juin 2006 14:06

Certes, Villepin n’est représentatif que des clones de son espèce et il agit comme tous ceux qui ont été formatés par la même école de pensée : comment pourrait-il en être autrement d’ailleurs ? Mais comme dans tout cas d’incompétence (ici à comprendre la nation), le vrai responsable est celui qui a nommé l’incompétent. Or si on peut constater que les électeurs procèdent systématiquement à des votes sanctions, il est aussi étonnant de constater qu’ils reconduisent toujours le même modèle à travers cette même école de pensée. F. Mitterand a finalement représenté la rare exception d’une école de pensée non formatée et quand même élue. Les français votent contre le modèle, mais le reconduisent ! Que l’on se souvienne de Barre ou de Rocard battus par le système, que l’on prenne le cas de Delors renonçant avant la bataille : ils avaient une pensée différente, ils ont été rejetés car pas assez vendeurs.

Et quoi de neuf pour la future présidentielle : là encore on a a priori le choix du changement, et sous des formes différentes :
- un Sarkozy en marge du système (parce qu’il n’a jamais pu l’intégrer) qui a l’avantage de comprendre les lois de la manipulation
- un DSK à l’image des Barre, Rocard et Delors que chacun s’accorde à trouver compétent et droit mais qui n’a pas le talent de vendeur d’aspirateur,

ou le choix de continuer dans l’apparence de la rupture avec Royal et sa maîtrise du marketing politique qui cache son conservatisme formaté par l’ENA (digne héritière des Chirac, Juppé et autres Villepin), et tous ceux de la même veine qui proposerons « autre chose » en compilant l’air du temps et les recettes éculées.

Changer vraiment serait simple, il suffit de se définir comme tenant de la réforme ou du conservatisme, puis en fonction des ses convictions de juger sur les projets. Mais par paresse, il est plus facile d’avaler le yaourt politique et de râler ensuite en disant qu’il n’est pas bon.

C’est nous le problème, pas les médiocres qui se proposent à nos suffrages.


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