Si le gouvernement français applique la même méthode qu’avec Ingrid BETANCOURT, il risque d’y passer des années, en Irak, le Bernard Planche.
La politique des otages est très simple (quelque soit le gouvernement et le pays d’ailleurs). Soit l’évènement est médiatisé et alors les gouvernements sont obligés de payer une rançon pour libérer les personnes et éviter une chute de côte de popularité. Ils en profitent alors pour aller serrer la main des otages à leur retour sur l’aéroport (sous l’oeil des caméras), histoire de rentabiliser l’investissement.
Soit l’évènement n’est pas médiatisé et alors les gouvernements ne font rien, et attendent que les ravisseurs libèrent d’eux-même les gens (ou les tuent). En effet, si l’idée se répand qu’un gouvernement paye systématiquement une rançon, les enlévements de ses ressortissants vont se multiplier.
C’est extrêmement simple.
Donc, pour une fois, Alain Hertoghe a raison. Si on veut la libération de ce monsieur, il faut médiatiser son cas.
Je pense surtout qu’il faudrait en profiter pour condamner en justice l’entreprise qui l’a envoyé là-bas, alors qu’elle savait bien que c’était dangereux. Il travaillait pour quelle entreprise, Bernard Planche ?